Fiche de synthèse n°1 : Les députés sont-ils à l'image de la société ?

Point clé : résumé de la fiche de synthèse

Il est fréquent d’entendre, au sujet de l’Assemblée, l’expression représentation nationale qui sous-entend une notion de représentativité. Elus au suffrage universel direct, les députés sont les représentants du peuple et de la diversité des territoires (les circonscriptions) qui les ont élus. Pour autant, reflètent-ils la diversité de notre société ? 

Portrait socio-professionnel de l’Assemblée : diversité des parcours

Etre député, ce n’est pas un métier, c’est une fonction. Chaque député qui rejoint l’Assemblée nationale arrive avec son expérience socio-professionnelle. Si l’Assemblée n’est pas une reproduction à l’identique de la répartition des catégories socio-professionnelles française, on y trouve 2,6% d’agriculteurs (la population française en compte 1,8%), 9% d’artisans et commerçants (ils sont 6,6% au niveau national). Les cadres (32%), les fonctionnaires (22,5%) et le les professions libérales (8,5%) sont davantage représentés tandis que les employés, les ouvriers ou les retraités sont moins présents.

Mais la diversité et l’originalité des parcours est malgré tout présente, avec notamment une étudiante, un navigateur, des écrivains et une ancienne sportive de haut-niveau.

Répartition par âge

Au début de la XVème législature, près 60% des députés avaient entre 40 et 59 ans, quand, en France, cette tranche d’âge représente 31% des plus de 18 ans en France. Cette proportion est relativement stable au fil du temps et des législatures. Toutes les tranches d’âges sont toutefois présentes à l’Assemblée : son plus jeune député a été élu à 23 ans, et le plus âgé à 79 ans. Les moins de 30 sont au nombre de 27, et les plus de 70 ans sont 12.

En outre, comme chacun de nous, les députés vieillissent chaque année, tandis que leur mandat est, sauf imprévu, d’une durée de 5 ans.

Enfin, les députés arrivent généralement à l’Assemblée avec leur parcours et leur expérience professionnelle et politique, qui leur a souvent permis d’acquérir une légitimité auprès de leurs électeurs et de leurs partis pour se présenter à l’élection puis d’être élu.

La place des femmes à l’Assemblée et son évolution dans le temps

Les femmes ont obtenu le droit de vote, en France, en 1944, par une ordonnance du Général de Gaulle du 21 avril (c’est avec la Constituante de 1945 que 36 femmes, soit 5,4% des députés, ont fait leur entrée au Parlement) Jusqu’aux années 1990, la proportion de femmes a difficilement dépassé 10%. C’est sous l’effet de la loi du 6 juin 2000 tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives qu’une véritable évolution s’est engagée. En 2012, les députées femmes étaient 155, soit 27%, et elles sont actuellement 228, soit 39,5%. La XVème législature est à ce jour l’Assemblée la plus paritaire qu’ait connu la République, plaçant la France au 4ème rang des Etats Européens et au 16ème rang mondial, selon le classement de l’Union interparlementaire, qui classe les chambres parlementaires de 193 pays [1]

Le point sur : les mesures prises pour favoriser la parité hommes femmes

dans les députés élus

Le règlement de l’Assemblée nationale n’impose pas la parité aux fonctions « institutionnelles » (vice-présidents, président de commission, rapporteurs généraux, etc…). Toutefois, il faut noter que depuis 2017 la XIVème législature, les présidences des commissions permanentes sont attribuées à parité. En outre, les groupes politiques s’efforcent d’assurer une égale représentation des hommes et des femmes au Bureau de l’Assemblée nationale.

[1] Classement par ordre décroissant des chambres uniques ou chambres basses (l’Assemblée nationale en France)