Jean, Paul, Cyrus Colomb

1782 - 1835

Informations générales
  • Né le 8 avril 1782 à Gap (Hautes-Alpes - France)
  • Décédé le 19 juillet 1835 à Gap (Hautes-Alpes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Minorité libérale
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 9 mai 1822 au 6 juin 1822
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 17 août 1822 au 24 décembre 1823
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Minorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 19 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 31 mai 1831
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1816, et de 1822 à 1831, né à Gap (Hautes-Alpes), le 8 avril 1782, mort à Gap, le 19 juillet 1835, il appartint à la magistrature. Procureur du roi près le tribunal civil de Marseille, puis avocat général à la cour de Paris, il fut élu, le 22 août 1815, député des Hautes-Alpes au collège de département, par 71 voix sur 119 votants et 185 inscrits.

Dans la Chambre introuvable, il fut de la minorité libérale, et monta plusieurs fois à la tribune; il prononça un remarquable discours sur la loi dite « d'amnistie », et conclut en faveur de l'amnistie et contre les exceptions. A propos du projet de loi sur les élections, il déclara qu'il voterait pour l'âge de 30 ans, pour le renouvellement intégral de cinq en cinq ans, à partir de 1816, pour les assemblées cantonales et les deux degrés, et, comme Feuillant (de Maine-et-Loire) venait de dire qu'il n'y avait dans la majorité de la Chambre que des « sujets fidèles », il le mit en demeure d'expliquer ses paroles. Il parla encore, sur le budget, contre les développements donnés par la commission à la loi des pensions ecclésiastiques. Il souleva un incident violent en appuyant la pétition d'un avocat de Draguignan qui se plaignait d'avoir été condamné malgré l'amnistie, s'écria qu'on avait abusé de la loi, fit allusion au jugement du général Travot, et eut une altercation avec Pardessus qui l'accusait d'avoir récité une diatribe.

Colomb ne fut réélu ni en 1816, ni en 1817, ni en 1820. Mais le 17 août 1822, le collège du département des Hautes-Alpes le renomma député par 98 voix (102 votants, 133 inscrits). Il avait été élu, auparavant, le 9 mai 1822, mais la Chambre avait, le 6 juin suivant, annulé les élections des Hautes-Alpes. Ses opinions se modifièrent alors sensiblement, et il ne tarda pas à soutenir en toute occasion la politique du ministère Villèle. Le même collège lui renouvela successivement son mandat : le 19 février 1824 par 111 voix (112 votants, 137 inscrits), le 17 novembre 1827 par 80 voix (125 votants et 218 inscrits), et le 23 juin 1830 par 90 voix (120 votants, 125 inscrits.)

La Biographie des députés de la Chambre septennale (1826) esquissait en ces termes la physionomie parlementaire de M. Colomb : « Beaucoup de personnes prétendent que le prénom de Cyrus a singulièrement influé sur la destinée politique de ce député magistrat. Il est, dit-on, persuadé qu'il avait été nommé avant les siècles, ainsi que le vengeur d'Israël, dont il se donne comme la continuation appliquée au peuple français. En effet, on a toujours remarqué dans toutes ses actions quelque chose qui tient le milieu entre la hauteur de l'orgueil et la souplesse du ministériel, mais qui décèle, quoique participant de ces deux caractères, un certain esprit de grandeur qui ne peut convenir qu'à un petit Cyrus. M. Colomb a deux idoles auxquelles il sacrifie : la première, c'est sa place d'avocat général, la seconde, c'est le ministère. »

M. Colomb vota contre l'adresse des 221, le 16 mars 1830. Il ne fut pas réélu en 1831, et vécut dans la retraite jusqu'à sa mort.

Date de mise à jour: septembre 2015


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