Mohamed Boudi

1920 - 1962

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1920 à Berrian (Algérie)
  • Décédé le 10 novembre 1962 à Berriane (Algérie)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ire législature
Mandat
Du 30 novembre 1958 au 3 juillet 1962
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Non inscrit

Biographies

Biographie de la Ve République

BOUDI (Mohamed)
Né en 1920 à Berriane (Algérie)
Décédé le 20 novembre 1962 à Berriane

Député du Sahara (Algérie) de 1958 à 1962

Commerçant de profession, mozabite réformiste, Mohamed Boudi est né à Berriane, en Algérie, en 1920.

Il se présente aux élections législatives qui se déroulent en Algérie le 30 novembre 1958, sur une liste « Union et Défense des intérêts des départements sahariens », mais il n’est inscrit à aucun parti. Cette liste réclame « l’union de toutes les communautés sahariennes » et « la paix des esprits ». Avec ses deux colistiers, Al Sid Cheikh Hamza et Marcel Devicq, Mohamed Boudi écarte « toute modification du statut personnel musulman » et « demeure convaincu que l’intégration, conçue en dehors de toute doctrine ou parti politique, du Sahara et de l’Algérie à la France [...] est le seul moyen de réaliser ce programme ».

L’élection du 30 novembre dans la circonscription des Oasis se déroule au scrutin de liste majoritaire à un tour, et propose trois sièges à pourvoir. Mais comme la liste où figure Mohamed Boudi est seule en lice, il est élu sans opposition par 125 733 voix sur un total de 186 455 inscrits et 135 949 votants. Il figure par conséquent parmi les 71 députés envoyés par l’Algérie à l’Assemblée nationale. Cependant, comme tous les députés et sénateurs élus en Algérie en 1958, son mandat s’interrompt en vertu de l’ordonnance n° 62-737 du 3 juillet 1962, adoptée à la suite, selon l’expression des autorités françaises, du « scrutin d’autodétermination » en Algérie du 1er juillet 1962. Membre du Sénat de la Communauté depuis le 8 juillet 1959, Mohamed Boudi perd donc ses deux mandats.

À l’Assemblée, le député M. Boudi est relativement présent. Il s’y révèle un soutien solide du gouvernement gaulliste. Il approuve le programme de gouvernement de Michel Debré le 16 janvier 1959, comme le projet de loi sur l’enseignement privé du 23 décembre 1959 ou celui sur les pouvoirs spéciaux du gouvernement du 2 février 1960. Il ne prend pas cependant part au vote sur le programme du gouvernement Pompidou, le 27 avril 1962. Il est par ailleurs membre de la Commission de la production et des échanges à partir du 27 janvier 1959.

Mohamed Boudi a eu deux épouses, Setti Boudi, qui lui a donné cinq enfants, et Fettouma Boudi, née Messous, dont il n'eut pas d'enfant.

Mohamed Boudi meurt le 10 novembre 1962, dans des circonstances inconnues. Mais la fin du rêve du « Sahara français » que lui et ses colistiers avaient imaginé est rapportée dans les mémoires récents de Charles Kleinknecht, administrateur civil français au Sahara, qui le rencontra une dernière fois quelques semaines avant sa mort.

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