Jean-Marie Pardessus

1772 - 1853

Informations générales
  • Né le 11 août 1772 à Blois (Loir-et-Cher - France)
  • Décédé le 27 mai 1853 à Vineuil (Loir-et-Cher - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 18 février 1807 au 31 décembre 1807
Département
Loir-et-Cher
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Droite modérée
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 24 décembre 1823
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 6 mars 1824 au 5 novembre 1827
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Droite
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 3 juillet 1830 au 17 août 1830
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1807, de 1815 à 1816 et de 1820 à 1830, né à Blois (Loir-et-Cher) le 11 août 1772, mort à Vineuil (Loir-et-Cher) le 27 mai 1853, « fils du sieur Jean-Thomas Pardessus, avocat au parlement et au conseil supérieur, et de dame Catherine Bergevin », d'une famille attachée à l'ancienne monarchie, il eut, en 1793, son frère fusillé en Vendée et son père emprisonné à Orléans.

Défenseur officieux dans sa ville natale, il plaida, en l'an IX, pour le principal accusé dans l'affaire Clément de Ris.

Juge à la cour criminelle de Loir-et-Cher, maire de Blois en 1806, il fut élu, le 18 février 1807, par le Sénat conservateur, député de ce département au Corps législatif, où il prit part aux délibérations juridiques.

Nommé, le 24 août 1810, après un brillant concours, professeur de droit commercial à la faculté de Paris, il obtint dans sa chaire un succès mérité.

Ayant adhéré au retour des Bourbons, il fut nommé, le 22 août 1815, député du grand collège de Loir-et-Cher, par 80 voix (137 votants, 160 inscrits), siégea à droite, tout en conservant une certaine indépendance: « Les électeurs de mon département, disait-il, m'ont dit : Servez le roi. Ils ne m'en ont pas dit autant du ministère. »

Membre de la commission de la caisse d'amortissement (8 mai 1816), conseiller à la cour de Cassation (1821), il fut élu, le 13 novembre 1820, député du grand collège de Loir-et-Cher, par 129 voix (173 votants, 210 inscrits), contre 30 à M. de la Géraudière; élu, le même jour dans les Bouches-du-Rhône, il opta, le 19 janvier 1821, pour ce dernier département et fut réélu successivement, par le grand collège des Bouches-du-Rhône, le 6 mars 1824, avec 186 voix, 227 votants, 317 inscrits; le 24 novembre 1827, par 177 voix (222 votants, 316 inscrits); le 3 juillet 1830, par 190 voix (292 votants, 364 inscrits). Cette dernière élection, entachée d'irrégularité, fut annulée par la Chambre le 17 août 1830.

M. Pardessus continua de siéger à droite, et finit par se ranger parmi les membres les plus intransigeants de ce côté de la Chambre.

Ayant refusé, en 1830, de prêter serment au nouveau gouvernement, il fut destitué de ses fonctions de professeur et de conseiller à la cour de Cassation, et rentra dans la vie privée où il s'occupa de travaux de législation et d'histoire.

Membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Letres depuis 1828, M. Pardessus a publié : Traité des servitudes (Blois, 1806); Traité du contrat et des lettres de change (Paris, 1809, 2 volumes) ; Cours de droit commercial (1813-1817, 4 volumes); Collection des lois maritimes antérieures au dix-huitième siècle (1828-1845, 6 volumes); Tableau du commerce antérieurement à la découverte de l'Amérique (1834) ; Sur l'origine, du droit coutumier en France (1839); Us et coutumes de la mer (1847, 2 volumes); Les diplômes mérovingiens (Tomes 1 et II, 1843-1846); Tomes IV, V et VI de la Table chronologique des Chartes et diplômes; Tome XXI des Ordonnances des rois de France; une bonne édition de la Loi salique (1843), etc.

Date de mise à jour: avril 2015


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