Auguste, Eugène, César, Marie Bouge

1853 - 1931

Informations générales
  • Né le 23 juin 1853 à Marseille (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 8 janvier 1931 à Les tourettes (Var - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 6 octobre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Bouches-du-Rhône
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 3 septembre 1893 au 31 mai 1898
Département
Bouches-du-Rhône
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Républicain progressiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Gauche démocratique

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à Marseille le 23 juin 1853, mort aux Tourettes (Var) le 8 janvier 1931.

Député des Bouches-du-Rhône de 1889 à 1898 et de 1910 à 1919.

Après avoir fait ses études secondaires au Lycée de Marseille et ses études supérieures à la Faculté de droit d'Aix-en-Provence, Auguste Bouge se fit inscrire au barreau de Marseille, débutant comme secrétaire du sénateur Barne.

Ayant adhéré au parti radical-socialiste, c'est avec son appui qu'il fut élu en 1881 conseiller d'arrondissement du 5e canton de Marseille. Mais, battu aux élections municipales de 1882, il se démit de son mandat de conseiller d'arrondissement. Il devint néanmoins conseiller municipal de Marseille aux élections de 1884 et adjoint au maire en 1886. Il retrouva son siège aux élections municipales du 4 mai 1888.

Ainsi encouragé, il se présenta aux élections générales législatives des 22 septembre et 6 octobre 1889, dans la 2e circonscription de Marseille, sous l'étiquette radicale-socialiste, et fut élu, au deuxième tour de scrutin, par 2.881 voix sur 9.621 votants. Sa formule politique était : « Ni réaction, ni dictature ».

Il retrouva ce même siège aux élections générales des 20 août et 3 septembre 1893, dans la même circonscription, au deuxième tour de scrutin, par 5.411 voix sur 10.761 votants.

Par contre, il échoua aux élections législatives des 8 et 22 mai 1898, M. Cadenat ayant obtenu 8.448 voix contre 7.040 à lui-même sur 15.749 votants.

Il ne se représenta pas aux élections législatives des 27 avril et 11 mai 1902, ainsi qu'à celles des 6 et 20 mai 1906. Après cette pause de douze années, il affronta de nouveau les électeurs de la 5e circonscription de Marseille, le 24 avril 1910 qui l'élirent, au premier tour de scrutin, battant le député sortant M. Carlier, par 6.538 voix contre 2.906 sur 13.413 votants.

Ils lui restèrent fidèles aux élections législatives des 26 avril et 10 mai 1914, où il obtint au premier tour de scrutin, 7.750 voix sur 14.406 votants.

Il se représenta dans les Bouches-du-Rhône aux élections générales du 16 novembre 1919, comme tête de la liste « d'union nationale des groupements républicains et libéraux», mais ne fut pas réélu, n'obtenant que 13.748 voix sur 84.040 votants.

Il fit partie du groupe de la gauche démocratique, se faisant remarquer par l'obstination avec laquelle il lutta contre tout ce qui touchait de près ou de loin au collectivisme, mais en prônant les réformes sociales et l'amélioration des conditions de vie des classes populaires.

Au cours de ces quatre législatures, son activité parlementaire fut intense.

De 1889 à 1893 (cinquième législature), il présenta une proposition de loi sur l'éligibilité au conseil départemental de l'enseignement primaire de tous les instituteurs titulaires (1892), déposa des rapports sur la législation des protêts (1890) et sur un emprunt de la ville de Marseille (1891), prit part à de nombreuses discussions, notamment à l'interpellation de M. Boissy d'Anglas sur les événements du Dahomey (1890), à l'interpellation de MM. Laur et de Lamarzelle sur la situation du crédit foncier (1890), à la discussion du budget de l'exercice 1891 (instruction publique), à la discussion d'une proposition de loi de M. Labussière sur les justices de paix (1891), à la discussion du projet de loi relatif à l'établissement du tarif général des douanes (1891), à la discussion du budget de l'exercice 1892 (instruction publique, marine), à l'interpellation sur la situation générale du Tonkin (1892), à la discussion du budget de l'exercice 1893 (régime des boissons, P.T.T.), à l'interpellation sur l'affaire de Panama (1892), à la discussion de propositions de loi relatives au classement et aux traitements des instituteurs (1893), et au budget de l'exercice 1894 (P.T.T.).

De 1893 à 1898 (sixième législature), il présenta des propositions de loi sur l'admission temporaire (1896), les victimes du chômage à Marseille (1897). Il déposa des rapports sur l'exposition universelle de 1900 (1896), un emprunt de la ville de Marseille (1898) ; le budget de l'exercice 1897 (instruction publique et beaux-arts), la police sanitaire (1897), les traitements des écoles professionnelles (1897), les traitements des instituteurs (1898), la réinstallation de l'Académie de médecine (1898). Il prit part à la discussion d'une proposition de loi sur le recrutement de l'armée (1895) ainsi qu'aux discussions des budgets de l'exercice 1895 (P.T.T.), de l'exercice 1896 (P.T.T.) et rapporta les budgets de l'instruction publique de l'exercice 1897 et de l'exercice 1898.

De 1910 à 1914 (dixième législature), il présenta des propositions de loi sur le tarif général des douanes (1912), les conserves de poissons (1914), l'admission temporaire des oléo-margarines (1914) et déposa des rapports concernant le budget de l'exercice 1911 (protectorats), l'avenant à la convention passée avec le crédit foncier de France (1911), des avis sur un emprunt tunisien pour les chemins de fer (1911), les conventions de la Compagnie des messageries maritimes (1911), un emprunt du Maroc pour les travaux publics (1913). Il prit part à de nombreuses discussions : budget de l'exercice 1911 (justice, instruction publique, guerre, P.T.T.), budget de l'exercice 1912 (commerce et industrie, guerre, marine), budget de l'exercice 1913 (guerre, commerce et industrie, P.T.T., colonies, loi de finances), loi sur l'amnistie (1913), proposition de loi sur les routes départementales (1913), la fréquentation scolaire et l'école laïque (1914), le budget de l'exercice 1914 (commerce et industrie, instruction publique, P.T.T., loi de finances).

De 1914 à 1919 (onzième législature), il présenta des propositions de loi sur les huiles de poissons (1914), le transit des conserves de poissons (1914), le prêt quotidien des soldats mobilisés des départements envahis (1915), le grade de médecin aide-major de 3e classe (1916). Il déposa un rapport sur la proposition de loi ayant pour objet d'affecter à l'armée de mer les inscrits maritimes de la classe 1917 (1915). Il prit part à plusieurs discussions ayant respectivement pour objets : l'émission de rentes 3,50 % amortissables (1914), les Cours d'appel et les tribunaux de première instance (1914), l'interdiction de l'absinthe (1915), le recensement et la révision de la classe 1917 (1915) ; les officiers de la marine du commerce rappelés au service de la flotte (1915), la répartition et l'utilisation des hommes mobilisés et mobilisables (1915), les réquisitions des bateaux de la marine marchande (1916), des interpellations relatives aux sursis et permissions concernant la main-d'œuvre agricole (1917), des interpellations relatives à la marine marchande (1917), l'assurance obligatoire pour les navires français (1917), la réforme du régime des entrepôts (1917).

On lui doit les ouvrages suivants : Les instituteurs et les institutrices laïques (1891) ; La loi du 19 juillet 1889 et le corps enseignant à Paris et dans les départements (1891) ; Violation des droits acquis, La loi reste à faire (1891) ; Les conditions du travail et le collectivisme (lettre préface de Paul Deschanel) (1896).

En 1919, il se retira aux Tourettes (Var) où il mourut le 8 janvier 1931 à 78 ans.


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