Timothée, Joseph Cornille

1788 - 1861

Informations générales
  • Né le 14 septembre 1788 à Arras (Pas-de-Calais - France)
  • Décédé le 20 février 1861 à Warlus (Pas-de-Calais - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 4 mai 1848 au 26 mai 1849
Département
Pas-de-Calais

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée constituante de 1848, né à Arras (Pas-de-Calais), le 14 septembre 1788, mort à Warlus (Pas-de-Calais), le 20 février 1861, il fit ses études à Paris, au lycée Charlemagne, puis à la Faculté de droit.

Etabli avocat à Arras, il mit sa parole au service de la cause libérale, et défendit, sous la Restauration, un certain nombre d'accusés politiques devant les cours prévôtales et les conseils de guerre. Bâtonnier de son ordre et secrétaire perpétuel de l'Académie d'Arras, il fut de ceux qui, en 1830, protestèrent le plus vivement contre les ordonnances de Juillet. Le gouvernement de Louis-Philippe le nomma président de tribunal civil d'Arras. M. Cornille n'en soutint pas moins au conseil municipal de cette ville, comme au conseil général du Pas-de-Calais, les doctrines de l'opposition dynastique.

Rallié en 1848, à une république très modérée, il fut, le 23 avril, élu par le Pas-de-Calais, le 9e sur 17, avec 78,763 voix (161,957 votants, 188,051 inscrits) représentant du peuple à l’Assemblée constituante. Il y fit partie du comité des cultes, et vota avec le parti du général Cavaignac, c'est-à-dire fréquemment avec la droite :

- le 26 août, pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière;
- le 18 septembre, contre l'abolition de la peine de mort ;
- le 7 octobre, contre l'amendement Grévy sur la présidence;
- le 2 novembre, contre le droit au travail;
- le 25 novembre, pour l'ordre du jour : « Le général Cavaignac a bien mérité de la patrie »;
- le 12 janvier 1849, contre la proposition Rateau;
- le 21 mars, contre l'interdiction des clubs ;
- le 2 mai, contre l'amnistie des transportés.

Non réélu à la Législative, M. Cornille conserva ses fonctions de magistrat après le Deux-Décembre et ne fut admis à la retraite comme président du tribunal civil d'Arras, que le 20 avril 1859.


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