Henri, Louis Martin de Villers

1780 - 1855

Informations générales
  • Né le 21 juillet 1780 à Eu (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 7 novembre 1855 à Rouen (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Droite légitimiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1824 à 1827, représentant en 1849, né à Eu (Seine-Inférieure) le 21 juillet 1780, mort à Rouen (Seine-Inférieure) le 7 novembre 1855, fils d'un maréchal de camp, il émigra avec sa famille en 1790, mais revint en France, en janvier 1793, pour sauver les débris de sa fortune.

Il vécut dans la retraite jusqu'à l'établissement du gouvernement consulaire; ses parents rentrèrent, et Martin de Villers acheva son éducation à Paris, où il fit la connaissance de Berton. Il salua avec joie le retour des Bourbons, devint maire de Neufchâtel en 1817 et conseiller général de la Seine-Inférieure en 1822.

Elu député, le 25 février 1824, dans le 6e arrondissement électoral du même département (Neufchâtel), par 235 voix (364 votants, 437 inscrits), il fit, le 22 février 1825, un discours contre les dispositifs de la loi du milliard des émigrés et, le 29 mai suivant, fit partie de la députation qui assista au sacre de Charles X. Il prit aussi part à la discussion sur la dette flottante et défendit la subvention du Conservatoire de musique. En 1827, il protesta contre la loi sur la presse. Partisan de la monarchie légitime et de la Charte, il échoua, dans le même arrondissement, le 17 novembre 1827, avec 149 voix contre 329 à l'élu M. Hély d'Oissel, et ne fut pas plus heureux, le 12 juillet 1830, avec 95 voix contre 308 à l'élu, M. Hély d'Oissel, député sortant.

Adversaire du gouvernement issu de la révolution de 1830, il échoua encore, le 21 juin 1834, dans le 7e collège du même département (Dieppe), avec 77 voix contre 167 à l'élu, M. Bérigny.

Il s'occupa alors de musique et d'archéologie, devint membre de l'Académie de Rouen et président de la Société philharmonique; il composa une ouverture qui fut jouée à l'Institut en 1836.

Elu, le 13 mai 1849, représentant de la Seine-Inférieure à l'Assemblée législative, le 14e sur 16, par 85 830 voix (146 223 votants, 213 101 inscrits), il fit partie de la majorité monarchique, ne fut point hostile à la politique du prince Louis Napoléon, et quitta la vie politique au coup d'Etat de 1851.


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