Alphonse, Henri d'Hautpoul

1789 - 1865

Informations générales
  • Né le 4 janvier 1789 à Versailles (Seine-et-Oise - France)
  • Décédé le 27 juillet 1865 à Saint-papoul (Aude - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 3 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Aude
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Aude
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Aude
Groupe
Droite

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 26 janvier 1852 au 27 juillet 1865

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1830 à 1831, de 1834 à 1837, pair de France, représentant en 1849, ministre et sénateur du second empire, né à Versailles (Seine-et-Oise) le 4 janvier 1789, mort à Saint-Papoul (Aude) le 27 Juillet 1865, « fils de messire Jean-Henri d'Hautpoul, ancien colonel de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et chevalier de dévotion de l'ordre de Malte, et de dame Anne-Henriette-Elisabeth de Foucaud », il entra comme élève à l'école de Fontainebleau le 22 octobre 1805, et en sortit, l'année suivante, sous-lieutenant au 59e régiment d'infanterie, avec lequel il fit les campagnes de 1805 en Autriche, de 1806 en Prusse, et de 1808 à 1812 en Espagne et en Portugal.

Capitaine (10 octobre 1811), il fut blessé grièvement aux Arapiles (22 juillet 1812), fut fait prisonnier par les Anglais, et ne revint en France qu'au retour des Bourbons. Nommé alors aide-de-camp du général Pouget (21 septembre 1814), puis chef de bataillon attaché à l'état-major du duc d'Angoulême, il reçut, après les Cent-Jours, le grade de colonel (4 juillet 1815), et commanda, au mois de novembre suivant, la légion de l'Aude, qui devint le 4e régiment d'infanterie de ligne (23 octobre 1820). Il prit part, en 1823, à la campagne d'Espagne, dans le 2e corps, et fut cité deux fois à l'ordre du jour de l'armée, ce qui lui valut le grade de maréchal-de camp (2 octobre 1823) et le commandement du 3e régiment d'infanterie de la garde royale.

Devenu, au commencement de 1830, directeur du personnel au ministère de la Guerre, il fut un des organisateurs de l'expédition d'Alger.

Peu après (3 juillet 1830), il fut élu député par le collège de département de l'Aude, avec 150 voix sur 291 votants et 315 inscrits, après avoir échoué, huit jours auparavant, dans le 1er arrondissement de ce même département (Castelnaudary) avec 251 voix contre 273 à M. Madier de Montjau père.

Bien qu'il eût prêté serment au gouvernement de Louis-Philippe, il fut mis d'abord en disponibilité : pendant les journées de juillet, il avait rempli les fonctions d'aide-de-camp du maréchal Marmont. Il se retira alors à Saint-Papoul, et y établit une manufacture de faïence.

Réélu député du 2e collège de l'Hérault (Montpellier), le 21 juin 1834, avec 228 voix sur 384 votants et 577 inscrits, contre 146 à M. Giniez, il parut fort peu à la Chambre; il avait été appelé au commandement militaire du département de la Charente-Inférieure, où il eut à réprimer des mouvements populaires causés par la cherté des grains. Nommé lieutenant-général (26 avril 1841), et inspecteur de l'infanterie de l'armée d'Afrique, il fut élu, la même année, conseiller général de l'Aude, reçut le commandement de la 8e division militaire (Marseille) le 29 octobre 1843, fut promu grand-officier de la Légion d'honneur l'année suivante, et entra à la Chambre des pairs le 21 juillet 1846.

Après la révolution de février, mis d'office à la retraite (8 juin 1848), il fut élu, le 13 mai 1849, représentant de l'Aude à l'Assemblée législative, le 5e sur 6, avec 35,990 voix (70,434 votants, 88,291 inscrits); il vota constamment avec la droite et soutint la politique personnelle du prince-président.

Remis en activité (10 août 1849), puis placé à la tête de l'armée expéditionnaire de Rome (10 octobre) et nommé ministre plénipotentiaire auprès du Saint-Siège, il fut appelé quelques jours plus tard au poste de ministre de la Guerre (31 octobre), et se signala par des mesures nettement réactionnaires et par la suppression de l'hôtel des invalides d'Avignon, la création du comité consultatif d'Algérie, par d'importantes modifications dans l'effectif des troupes d'administration, etc.

A l'Assemblée, il se fit remarquer par son inhabileté oratoire, et déclara notamment, dans une discussion avec le général Lamoricière, qu'il fallait aux gendarmes de grands chevaux, de grosses bottes et des chapeaux galonnés pour « infliger » de plus loin le respect de la loi. Bientôt ses dissentiments avec le général Changarnier, qui cherchait à se créer une situation indépendante et prépondérante, le forcèrent à donner sa démission (22 octobre 1850).

Nommé gouverneur général de l'Algérie (22 octobre 1850), grand-croix de la Légion d'honneur (4 décembre 1851), il fut appelé au Sénat, le 26 janvier 1852, avec les fonctions lucratives de grand référendaire.

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