Jean, Joseph, François Poujoulat

1808 - 1880

Informations générales
  • Né le 28 janvier 1808 à La fare (Bouches-du-Rhône - France)
  • Décédé le 5 janvier 1880 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 4 juin 1848 au 26 mai 1849
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Droite
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Bouches-du-Rhône
Groupe
Droite légitimiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848 et en 1849, né à la Fare (Bouches-du-Rhône) le 28 janvier 1808, mort à Paris le 5 janvier 1880, d'une famille du Dauphiné, il fit ses études à Aix, vint à Paris à l'âge de dix-huit ans, et fut employé par Michaud aîné (1828) à la rédaction de la Bibliothèque des croisades.

Avec lui il visita la Grèce, l'Archipel, Constantinople, Jérusalem, puis il revint seul par la Syrie : à leur retour à Paris (mai 1831), ils consignèrent le récit de leurs pérégrinations dans un curieux ouvrage intitulé: la Correspondance d'Orient (1832-1835). Ils entreprirent aussi la publication de la Nouvelle collection des Mémoires pour servir à l'histoire de France (1836-1838, 32 volumes).

En politique, M. Poujoulat ne cessa de se montrer fidèle au principe de la légitimité. Après la révolution de 1848, il se présenta comme candidat légitimiste dans les Bouches-du-Rhône à l'Assemblée constituante, et, le 4 juin, lors d'un scrutin partiel motivé par l'option de trois représentants pour d'autres départements, il fut élu, le 2e sur 3, par 25,494 voix. Il se prononça:

-contre le rétablissement du cautionnement,
-pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
-pour le rétablissement de la contrainte par corps,
-pour l'abolition de la peine de mort,
-contre l'amendement Grévy,
-pour la sanction de la Constitution par le peuple,
-contre le droit au travail,
-pour l'ordre du jour en l'honneur du général Cavaignac,
-pour la réduction de l'impôt du sel,
-pour la proposition Rateau,
-pour l'interdiction des clubs,
-pour les crédits de l'expédition romaine,
-contre l'amnistie des transportés.

Réélu à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, le 6e sur 9, par 44,468 voix (114,293 inscrits), il appartint à la majorité, et appuya l'expédition de Rome, la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement et la loi restrictive du suffrage universel. Il ne se rallia pas à la politique de l'Elysée, et, rentré dans la vie privée après le 2 décembre 1851, combattit l'Empire dans les colonnes du journal royaliste l'Union (ancienne Quotidienne), dont il resta jusqu'à sa mort un des principaux collaborateurs. En 1851, il était allé voir le comte de Chambord à Wiesbaden, et avait fait paraître dans l'Union une lettre, qui fit alors beaucoup de bruit, et dans laquelle il se croyait autorisé à déclarer que le comte de Chambord repoussait absolument l'appel au peuple.

M. Poujoulat a laissé de nombreux ouvrages, parmi lesquels : la Bédouine (1835); Toscane et Rome, correspondance d'Italie (1839); Histoire de Jérusalem, tableau religieux et philosophique (1840-1842) ; Histoire de saint Augustin (1844); Etudes africaines (1846) ; Lettres sur Bossuet (1854); Le cardinal Maury, sa vie et ses œuvres (1855) ; Littérature contemporaine (1856), etc. Il collabora assidûment à la Revue des Deux-Mondes, au Correspondant, au Musée des Familles et à un certain nombre d'autres recueils.


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