Auguste, Théodore, Hilaire Barchou de Penhoën

1801 - 1855

Informations générales
  • Né le 28 avril 1801 à Morlaix (Finistère - France)
  • Décédé le 28 juillet 1855 à Saint-germain-en-laye (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Finistère
Groupe
Droite monarchiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée législative de 1849, né à Morlaix (Finistère), le 28 avril 1801, mort à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), le 28 juillet 1855, il entra dans la carrière militaire sous la Restauration et prit part à l'expédition d'Alger comme capitaine d'état-major.

Après la Révolution de 1830, il donna sa démission pour ne pas servir le gouvernement de Louis-Philippe, et s'adonna aux lettres, ainsi qu'à la philosophie. Il fut un des premiers collaborateurs de la Revue des Deux Mondes ; il y publiait, en 1831, un Essai d'une formule générale de l'histoire de l'humanité, d'après les idées de M. Ballanche ; en 1832, un article sur la Philosophie de Fichte, et des Souvenirs de l'expédition d'Afrique ; en 1833, Schelling, Philosophie de la nature, etc. Traducteur de Fichte, il publia encore une estimable Histoire de la philosophie allemande, intéressante surtout par les critiques qu'elle renferme sur l'éclectisme, alors tout-puissant. Son Histoire de la domination anglaise dans les Indes (6 volumes) acheva de le faire connaître comme publiciste et comme savant. Vers la même époque, il fut admis à l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres).

Adversaire déclaré du gouvernement de Juillet, il accueillit sa chute avec empressement, sans se rallier toutefois à la République. C'est comme légitimiste qu'il fut, le 13 mai 1849, élu représentant du peuple à l'Assemblée législative par le département du Finistère, le 7e sur 13, avec 54 755 voix (86 649 votants, 150 165 inscrits). Le procès-verbal d'élection le qualifie de « propriétaire à Brest ». Il fit partie de la coalition monarchique qui forma la majorité de cette Assemblée, vota :
- pour l'expédition de Rome,
- pour les poursuites contre les représentants de la Montagne après l'affaire du 13 juin ;
- pour l'interdiction des clubs ;
- pour la loi organique de l'enseignement ;
- et pour la loi restrictive du suffrage universel.

Il fit peu de bruit dans la session, et se contenta d'exposer ses sentiments conservateurs et catholiques dans les deux brochures : Un mot sur la situation politique (1849), et Lettre d'un membre de la majorité à ses commettants (1850).

N'ayant pas adhéré au coup d'état de décembre, il rentra, après 1851, dans la vie privée, et reprit jusqu'à sa mort ses études littéraires.

À la cérémonie de ses obsèques, à Saint-Germain-en-Laye, le 1er août 1855, M. Laboulaye prononça son éloge au nom de l'Institut. « Dans un temps de révolution, dit-il, où l'ambition est partout, M. Barchou de Penhoën n'a voulu être qu'un homme de lettres et un philosophe ; c'était là sa vocation ; vous savez s'il l'a fidèlement remplie. Il a servi avec distinction sous le drapeau de la France ; législateur dans un moment de danger, il a défendu avec courage l'ordre et les lois menacés; mais, soldat ou représentant, tout, dans cette tête bien faite, se ramenait à la réflexion, et il a toujours été plus inquiet de trouver la raison des choses que de ménager son intérêt ou sa fortune. »


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