Paul, Zénobie, Louis, Marie de Frottier de Bagneux

1783 - 1858

Informations générales
  • Né le 26 mars 1783 à Gouex (Vienne - France)
  • Décédé le 11 décembre 1858 à Le boupère (Vienne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 3 juillet 1830 au 25 septembre 1830
Département
Côtes-du-Nord

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1827 à 1830, né à Gouex (Vienne), le 26 mars 1783, mort au château de la Pélissonnière, commune du Boupère (Vendée), le 11 décembre 1858, était fils d'un gentilhomme poitevin qui n'émigra pas pendant la Révolution, et fut délégué par son département à Paris lors du sacre de l'empereur.

Napoléon, remarquant, dit un biographe, la bonne mine du jeune de Bagneux qui suivait la députation, lui offrit un brevet de lieutenant dans la garde. Son père refusa alors; mais en 1811, il le fit entrer dans la carrière administrative comme auditeur au Conseil d'Etat. Il fut appelé bientôt, en cette qualité, à faire partie de la commission des magistrats du Rhin, dont les fonctions consistaient à veiller, de la source du fleuve à son embouchure, aux intérêts qui concernaient le cours du Rhin, alors français.

Pendant les Cent-Jours, le comte de Bagneux, abandonnant la cause de l'Empire, prit parti dans le soulèvement de la Vendée et assista à l'affaire de Rocheservière, où les Vendéens furent battus par le général Lamarque.
Au retour de Gand, Louis XVIII nomma M. de Bagneux sous-préfet de Bourbon Vendée. Par une ordonnance royale du 17 avril 1816, il devint membre du Conseil général de la Vendée, et, par une autre de 1822, il fut nommé à la préfecture des Côtes-du-Nord, qu'il quitta pour celle de Maine-et-Loire, le 1er novembre 1826.

Le 24 novembre 1827, il fut élu par le collège du département des Côtes-du-Nord, avec 117 voix sur 173 votants et 205 inscrits, membre de la Chambre des députés. Il y siégea dans les rangs de la majorité royaliste et ministérielle jusqu'en 1830.

Réélu le 3 juillet 1830 et n'ayant pas prêté serment, il fut considéré comme démissionnaire le 25 septembre.
Fait chevalier de la Légion d'honneur en 1824 et officier en 1829, il allait être promu à la pairie quand arriva la révolution de Juillet. Préfet de Maine-et-Loire, il avait fermé l'entrée de la ville d'Angers, le 6 juin 1830 à une immense démonstration en l'honneur des députés de l'opposition, MM. d'Andigné de la Blanchaye et Guilhem.

Après Juillet, il se rejeta dans le mouvement légitimiste, et quand la duchesse de Berry débarqua sur les côtes de Provence, elle adressa à M. de Bagneux des lettres patentes écrites de sa main, datées de Massa, le 6 mars 1832, où elle le nommait commissaire extraordinaire en la province du Poitou. Lorsque la partie fut perdue, il se tint caché quelque temps pendant que le président du tribunal de Fontenay rendait contre lui une ordonnance qui le déclarait rebelle à la loi. Mais en 1833, il se présenta de lui-même devant le jury de Bourbon Vendée, qui l'acquitta. Depuis lors, il vécut en dehors des préoccupations politiques.

Date de mise à jour: août 2015


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