Charles, Paul du Coëtlosquet

1794 - 1852

Informations générales
  • Né le 15 novembre 1794 à Aschaffembourg (Allemagne)
  • Décédé le 2 novembre 1852 à Jérusalem (Israël)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Moselle
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple à l’Assemblée législative de 1849, né à Aschaffembourg (Allemagne), le 15 novembre 1794, mort à Jérusalem, le 2 novembre 1852, il était fils de Jean-Baptiste Gilles baron du Coëtlosquet, qui fut gentilhomme d'honneur du comte d'Artois, et de Charlotte-Eugénie de Lasalle.

Il entra, lors de la Restauration, dans les gardes du corps de la maison du roi. En 1815, il accompagna les Bourbons jusqu'à Béthune, et ne rentra dans ses foyers qu'après le licenciement de sa compagnie. Au second retour de la famille royale, il fut nommé sous-lieutenant aux lanciers de la garde ; mais il quitta bientôt l'armée pour l'administration, où il débuta comme sous-préfet de Vesoul, le 6 novembre 1815. Il passa, en la même qualité, à Lure (18 avril 1816), puis à Lunéville (21 avril 1824). Il reçut en 1828 la décoration de la Légion d'honneur et le titre de gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. Il donna alors sa démission de sous-préfet (17 septembre 1828).

Conseiller général de la Moselle, il brigua, plus tard, les suffrages des conservateurs royalistes de ce département, lors des élections à l'Assemblée législative, le 13 mai 1849. Il fut élu représentant, le 3e sur 9, par 52,730 voix (76,540 votants, 115,444 inscrits), siégea à droite et vota avec la majorité monarchiste : pour l'expédition romaine, pour la loi du 31 mai portant restriction du suffrage universel, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, etc.

Catholique fervent, il entreprit en 1852, le pèlerinage de la Terre-Sainte ; mais la fièvre le surprit à Jérusalem et l'emporta après une courte maladie. M. du Coëtlosquet a laissé quelques publications empreintes du sentiment monarchique et religieux : Vade-Mecum du chrétien, Souvenirs de voyages, etc.

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