Jean-Pierre, Pie, Frédéric, Marie Dombidau de Crouseilhes

1792 - 1861

Informations générales
  • Né le 11 juillet 1792 à Oloron (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 19 février 1861 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Droite

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 26 janvier 1856 au 19 février 1861

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Pair de France, représentant à l'Assemblée législative de 1849, ministre et sénateur du second Empire, né à Oloron (Basses-Pyrénées), le 11 juillet 1792, mort le 19 février 1861, d'une ancienne famille du Béarn, il était fils d'un magistrat et neveu du baron Pierre-Vincent Dombidau de Crouseilhes, évêque de Quimper, qui avait servi l'Empire et la Restauration.

Le jeune de Crouseilhes fut élevé par son oncle, et, après avoir fait à Paris ses études de droit, fut reçu avocat en 1812, et entra dans la magistrature, où il débuta comme avocat-général à la cour royale de Pau. Il exerça ces fonctions pendant quatre ans. Son mariage avec une des filles de l'ambassadeur Choiseul-Gouffier (V. ce nom) nécessita sa présence à Paris qu'il ne devait plus quitter.

M. de Serres, alors garde des sceaux, le nomma, en 1820, maître des requêtes an Conseil d'Etat; M. de Crouseilhes fut attaché en cette qualité au comité de l'Intérieur, présidé par Cuvier. Sur le rapport de M. de Clermont-Tonnerre, ministre de la marine, Louis XVIII lui confia ensuite, durant une année, la direction de l'administration des colonies. Puis, en août 1824, il fut nommé secrétaire général du ministère de la justice, et contribua à la plupart des mesures prises par le titulaire de ce portefeuille, M. de Peyronnet.

Après la chute du ministère Villèle, M. de Crouseilhes renonça à ce poste, et entra, au commencement de 1828, à la cour de Cassation. Comme doyen de la chambre criminelle, il fut, sous Louis-Philippe, fréquemment appelé à la présider.

La monarchie de Juillet, à laquelle il ne s'était pas montré hostile, l'éleva, le 4 mai 1845, à la dignité de pair de France. Il s'occupa spécialement à la Chambre haute des questions de jurisprudence.

La révolution de février 1848 l'avait rendu à la vie privée. Mais les électeurs monarchistes des Basses-Pyrénées l'envoyèrent (13 mai 1849), le 2e sur 10, par 39,877 voix (71,463 votants et 117,931 inscrits) siéger à l'Assemblée législative. Il prit place à droite, et s'associa à tous les votes du parti conservateur : pour l'expédition romaine, contre l'intégrité du suffrage universel, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement. En 1850, M. de Crouseilhes fit partie de la commission de permanence qui siégea à Paris pendant la prorogation de l'Assemblée.

Le prince-président l'appela, le 10 avril 1851, au ministère de l'instruction publique, qu'il occupa jusqu'au 26 octobre de la même année. L'Université lui sut gré d'avoir tempéré dans la forme, par l'urbanité de ses manières, les mesures de rigueur dont plusieurs de ses membres furent alors l'objet. M. de Crouseilhes n'était plus ministre lors du coup d'Etat de décembre, mais il accepta le fait accompli, et Napoléon III le nomma sénateur par décret du 26 janvier 1856. Il siégea jusqu'à sa mort dans la majorité dynastique.

Date de mise à jour: mai 2016


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