Napoléon, Hector Soult de Dalmatie

1802 - 1857

Informations générales
  • Né le 18 septembre 1802 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 31 décembre 1857 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Tarn
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Tarn
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Tarn
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Tarn
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Tarn
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 8 juillet 1849 au 2 décembre 1851
Département
Hérault
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1834 à 1848, représentant en 1849, né à Paris le 18 septembre 1802, mort à Paris le 31 décembre 1857, fils de Nicolas Jean de Dieu Soult, Duc de Dalmatie (1769-1851), pair des Cent-Jours, pair de France et ministre, Napoléon Hector Soult, entra le quatrième à l'Ecole Polytechnique en 1819, en sortit dans l'état-major, accompagna comme aide-de-camp le maréchal Maison en Morée (1828) et reçut, à son retour, la croix d'honneur. Il épousa, à la même époque (1829) la fille du général de Savigny et de la duchesse Decrès.

Après la révolution de Juillet, M. Hector Soult, qui était alors capitaine, renonça au métier des armes et entra dans la diplomatie. Il fut nommé en 1831 ministre plénipotentiaire à Stockholm, d'où il passa (mai 1832) en la même qualité à La Haye.

Il occupait ce poste, lorsque le 5e collège de l'Hérault (Saint-Pons) l'élut, le 21 juin 1834, membre de la Chambre des députés par 85 voix (138 votants, 170 inscrits), contre 36 à M. Vene. Le même jour il était également élu dans le 2e collège du Tarn (Castres), par 209 voix (356 votants, 404 inscrits), contre 46 à M. Dugrès. Ayant opté pour ce dernier collège, il fut remplacé à Saint-Pons, le 3 janvier 1835, par M. Azaïs.

Il siégea dans la majorité conservatrice, vota toutes les lois agréables au pouvoir, et obtint sa réélection, le 4 novembre 1837, à Castres, par 233 voix (344 votants, 424 inscrits), contre 103 au comte de Foucaud.

M. Soult continua d'appartenir à la Chambre tout en conservant son poste diplomatique, fut réélu encore, le 2 mars 1839, par 273 voix (326 votants), et fut promu ministre plénipotentiaire à Turin la même année.

Son mandat législatif lui fut encore renouvelé, le 3 juillet 1842, par 254 voix (312 votants, 449 inscrits), contre 33 à M. de Falguerolles, et, le 1er août 1846, par 268 voix (424 votants, 525 inscrits), contre 140 à M. Fourgassié-Vidal.

Il soutint constamment de ses votes la politique de Guizot, vota l'indemnité Pritchard, et se montra opposé à toutes les motions tendant à une réforme électorale ou parlementaire.

Rentré dans la vie privée à la révolution de février, il fut élu, le 8 juillet 1849, représentant de l'Hérault à l'Assemblée législative par 34 687 voix (56 523 votants, 121 933 inscrits), contre 18 892 à M. Flocon, ancien représentant, en remplacement de Ledru-Rollin, optant pour le Var.

Il prit place à droite et opina avec la majorité monarchiste pour l'expédition de Rome, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, pour la loi restrictive du suffrage universel.

Le coup d'Etat du 2 décembre mit fin à sa carrière politique.

À la mort de son père (26 novembre 1851) il avait pris le titre de duc de Dalmatie, qui s'est éteint avec lui.


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