Pierre, Marie, Athanase Babey

1743 - 1815

Informations générales
  • Né le 2 mai 1743 à Orgelet (Jura - France)
  • Décédé le 9 novembre 1815 à Salins (Jura - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 15 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Aval - Lons-le-Saunier (Type : Bailliage)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Jura
Groupe
Gironde
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Jura
Groupe
Centre

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à la Constituante de 1789, membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-Cents, né à Orgelet (Jura), le 2 mai 1743, mort à Salins (Jura), le 9 novembre 1815, il était avocat du roi à Orgelet au moment de la Révolution, dont il embrassa les idées avec une inflexible fermeté.

Elu député du tiers état aux Etats généraux, le 15 avril 1789, par le bailliage d'Aval, avec 188 voix sur 372 votants, il fit annuler, le 7 décembre 1790, les remerciements votés au département de la Meurthe au sujet de la sédition de Nancy, demanda que l'Assemblée se déclarât en permanence pour attendre l'acceptation du roi lors de la présentation de la constitution civile du clergé, et, le 28 février 1791, prit la parole pour démontrer l'urgence d'une loi contre les émigrés, et émit des propos menaçants contre les membres du Comité de Constitution qui refusaient de présenter ce projet de loi.

Le 15 juillet suivant, il demanda de convertir en décret l'avis des comités portant que le roi serait suspendu de ses fonctions jusqu à l'achèvement de la Constitution, et déchu du trône, s'il ne l'acceptait pas.

Elu membre de la Convention par le département du Jura, le 5 septembre 1792, à la pluralité des voix sur 430 votants, il apporta dans cette assemblée des opinions modérées. Dans le procès de Louis XVI, il répondit, au 3e appel nominal : « Je vote pour la réclusion de Louis jusqu'à la paix, et pour le bannissement à cette époque ». Il réclama en même temps la convocation des assemblées primaires.

Inclinant du côté de la Gironde, et ayant protesté contre le 31 mai, il fut au nombre des 73 conventionnels arrêtés pour ce fait.

Le 21 vendémiaire an IV, il fut compris, comme député du Jura, parmi les membres de la Convention qui entrèrent au Conseil des Cinq-Cents, par 221 voix sur 254 votants, et fit partie de ce Conseil jusqu'en floréal an VII.

Il ne joua aucun rôle politique sous l'Empire.


Retour haut de page