Oscar, Thomas, Gilbert du Motier de Lafayette

1815 - 1881

Informations générales
  • Né le 20 août 1815 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 26 mars 1881 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Cavaignac
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche modérée
Régime politique
Assemblée Nationale
Législature
Mandat
Du 8 février 1871 au 7 mars 1876
Département
Seine-et-Marne
Groupe
Gauche républicaine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 13 décembre 1875 au 26 mars 1881

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1846 à 1848, représentant en 1848 et 1849, représentant en 1871 et sénateur de 1875 à 1881, né à Paris le 20 août 1815, mort à Paris le 26 mars 1881, fils du député Georges de Lafayette, il fut élève de l'Ecole polytechnique, passa à l'Ecole d'application de Metz en 1835, en sortit officier d'artillerie, et fit brillamment plusieurs campagnes en Afrique.

« Plus heureux que son père, écrit un biographe, le gouvernement de juillet n'avait pas osé lui interdire la carrière des armes. » M. Oscar de La Fayette revint en France avec les épaulettes de capitaine et la croix de la Légion d'honneur.

Elu, le 1er août 1846, comme candidat de l'opposition libérale, député du 2e collège de Seine-et-Marne (Meaux), par 459 voix sur 909 votants et 978 inscrits, contre 446 à M. Lebobe, il prit place à gauche, se montra partisan de la réforme électorale, et assista au banquet d'Annezin (1847), où il prononça un chaleureux discours.

La révolution de février, à laquelle il adhéra, le fit commissaire général de la République dans le département de Seine-et-Marne, dont il devint, le 23 avril 1848, le représentant à l'Assemblée constituante, le second sur 9, avec 77,718 voix (81,011 votants, 96,947 inscrits). Son père avait été élu le 1er. M. Oscar de La Fayette vota avec la fraction la plus modérée du parti démocratique, soutint le gouvernement de Cavaignac, et se prononça :

- pour le rétablissement du cautionnement,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur du général Cavaignac,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'amnistie,
- contre l'interdiction des clubs,
- pour les crédits de l'expédition de Rome (que son père repoussait), etc.

Le 13 mai 1849, il obtint, le dernier de la liste, sa réélection à la Législative, comme représentant de Seine-et-Marne, avec 26,400 voix (70,887 votants, 98,983 inscrits). Là, il fit une opposition assez réservée à la politique présidentielle de L.-N. Bonaparte, et vota le plus souvent avec la minorité démocratique. Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, il donna sa démission d'officier d'artillerie et se tint à l'écart des affaires.

Porté sans succès, sous l'Empire, aux élections de 1869 pour le Corps législatif, dans une circonscription de Seine-et-Marne, il rentra dans la politique active après la guerre. Elu, le 8 février 1871, le 2e sur 7, par 34,032 voix (43,606 votants, 97,413 inscrits) représentant de Seine-et-Marne à l'Assemblée nationale, il s'inscrivit au groupe de la gauche républicaine, qu'il présida en 1872, appuya la politique « conservatrice républicaine » de Thiers, et vota :

- pour la paix,
- contre le retour de l'Assemblée à Paris,
- contre la chute de Thiers au 24 mai,
- contre le septennat,
- contre la loi des maires,
- contre le ministère de Broglie,
- pour l'amendement Wallon,
- pour l'ensemble de la Constitution.

Un amendement dont il était l'auteur donna lieu à une vive discussion et fut finalement adopté par l'Assemblée : cet amendement (à la loi électorale) fixa à 21 ans l'âge de l'électorat municipal, comme celui de l'électorat politique.

Lors de l'élection des 75 sénateurs inamovibles par l'Assemblée nationale, M. O. de La Fayette fut élu (13 décembre 1875), le 38e, par 349 voix (689 votants). Il continua de siéger, à la Chambre haute, dans le groupe de la gauche modérée, vota contre la dissolution de la Chambre en juin 1877, s'associa à la protestation des gauches contre le gouvernement du Seize Mai, et soutint le ministère parlementaire de Dufaure. Mais il se montra très opposé, en mars 1879, au retour du parlement à Paris. Après avoir voté encore pour les lois Ferry sur l'enseignement, etc., M. O. de La Fayette mourut à Paris le 26 mars 1881.

Il représentait le canton de Meaux au conseil général de Seine-et-Marne, dont il était le président, et avait été admis à la retraite comme officier, le 13 novembre 1871, avec le grade de chef d'escadron d'artillerie de l'état-major. Il avait été promu au grade d'officier de la Légion d'honneur le 7 janvier 1871.

Date de mise à jour: septembre 2014

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