Louis, Honoré, Félix Le Peletier d'Aunay

1782 - 1855

Informations générales
  • Né le 10 avril 1782 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 16 janvier 1855 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 12 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Seine-et-Oise
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1827 à 1848, représentant en 1849, né à Paris le 10 avril 1782, mort à Paris le 16 janvier 1855, d'une famille noble apparentée au philosophe de Maistre, il fut élève de l'Ecole militaire d'Auxerre, et, en l'an XIV, garde d'honneur de la ville de Paris.

Entré au conseil d'Etat comme auditeur sous le premier empire (mars 1806), il en sortit pour administrer, en qualité de préfet, le département de Tarn-et-garonne (25 novembre 1808), puis celui d'Eure-et-Loir (12 mars 1813), et celui de la Stura (25 mars de la même année). Chevalier de Malte, chevalier de la Légion d'honneur, baron de l'empire du 9 janvier 1809, il rentra dans la vie privée en 1814, et combattit le gouvernement de la Restauration dans les rangs de l'opposition constitutionnelle.

Le 17 novembre 1827, il entra au parlement. Elu député du 3e arrondissement de Seine-et-Oise (Montfort-l’Amaury), par 139 voix (241 votants, 283 inscrits), contre 97 au marquis de Bouthillier, il se rallia au cabinet Martignac, qui le fit conseiller d'Etat, vota contre les « ultras », et fut, sous le cabinet Polignac, des 221.

Il obtint sa réélection, le 12 juillet 1830, par 194 voix (288 votants, 334 inscrits), contre 89 au comte Laugier, adhéra à la monarchie de Louis-Philippe, et fut encore réélu, le 5 juillet 1831, cette fois par le 6e collège de Seine-et-Oise (Rambouillet), avec 291 voix (368 votants, 447 inscrits), contre 66 à M. Arrighi de Padoue. M. Lepeletier d'Aunay siégea dans la majorité conservatrice, avec laquelle il vota le plus souvent en certaines circonstances, toutefois, il se rapprocha, comme son ami Royer-Collard, de la fraction la plus modérée de l'opposition. Le 21 avril 1832, il s'opposa à une demande d'appel nominal, par la raison que « cet appel n'aurait d'autre objet que de jeter l'inquiétude dans les familles de ceux qui n'y répondraient pas. »

Réélu, le 21 juin 1834, par 229 voix (309 votants, 411 inscrits), contre 37 à M. d'Albert de Luynes, et 22 à M. Arrighi de Padoue, il n'approuva pas les lois de septembre (1835) ni la loi de disjonction. Par contre, il se montra favorable au ministère Molé, sollicita avec succès le renouvellement de son mandat, qu'il obtint, le 4 novembre 1837, avec 208 voix (284 votants, 423 inscrits), et, le 2 mars 1839, avec 238 voix (335 votants), et se prononça pour la dotation du duc de Nemours, à l'occasion du mariage de ce dernier avec la princesse Victoire, pour le recensement général des propriétés imposables, etc. Il opina cependant pour l'adjonction des capacités au cens électoral, et pour l'incompatibilité de certaines fonctions publiques avec le mandat de député.

Réélu, le 9 juillet 1842, par 207 voix (294 votants, 423 inscrits), contre 68 à M. Vidal, M. Lepeletier d'Aunay devint, dans cette législature, vice-président de la Chambre. Il suivit la même politique que précédemment, et observa à l'égard du ministère Guizot une neutralité plutôt bienveillante. Il s'abstint dans le scrutin sur l'indemnité Pritchard.

La révolution de 1848 interrompit la carrière politique de M. Lepeletier d'Aunay. Il fut rappelé a l'Assemblée législative, le 13 mai 1849, par les électeurs conservateurs de Seine-et-Oise, le 7e sur 10, par 45,395 voix (96,950 votants, 139,436 inscrits). Il y fit partie de la majorité monarchiste, vota pour l'expédition de Rome, pour la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, soutint la politique de l'Elysée jusques et y compris le coup d'Etat, et fit partie de la Commission consultative. Le 29 février 1852, sans s'être porté candidat, il obtint dans la 4e circonscription de Seine-et-Oise, lors des élections au Corps législatif, 917 voix, tandis que M. Delapalme, désigné comme candidat officiel par le gouvernement, était élu par 14,742 suffrages et qu'un autre candidat, M. Thil, en obtenait 2,674.


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