Pierre, Joseph de Maleville

1778 - 1832

Informations générales
  • Né le 12 juillet 1778 à Domme (Dordogne - France)
  • Décédé le 12 avril 1832 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 18 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Dordogne
Groupe
Constitutionnel libéral

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-Jours, pair de France, né à Domme (Dordogne) le 12 juillet 1778, mort à Paris le 12 avril 1832, fils de Jacques, marquis de Maleville (1741-1824) député au Conseil des Anciens, membre du Sénat conservateur et pair de France, Pierre-Joseph de Maleville fut d'abord avocat, puis, par l'influence de son père, entra dans l'administration impériale et fut sous-préfet de Sarlat de 1804 à 1811. Nommé, à cette époque, conseiller à la cour impériale de Paris, il se prononça, comme son père, pour le retour des Bourbons.

Elu représentant à la Chambre des Cent-Jours, le 18 mai 1815, par le collège de département de la Dordogne, avec 45 voix (78 votants), il y défendit la liberté de la tribune et de la presse, s'éleva contre la sévérité des peines édictées contre les délits politiques, et s'opposa, le 23 juin, à ce que le roi de Rome fût reconnu empereur. Sa proposition souleva des murmures dans la Chambre ; on parla de le mettre en jugement.

À la seconde Restauration, il reprit ses fonctions de conseiller, devint premier président à la cour royale de Metz le 7 juillet 1819, à celle d'Amiens le 9 juillet de l'année suivante, et fut admis, le 31 janvier 1825, à siéger à la Chambre des pairs, à titre héréditaire, en remplacement de son père décédé. Il prit part à quelques discussions, notamment à celles qui avaient trait au droit civil ou public, et soutint toujours le principe de la monarchie constitutionnelle.

Entre temps, il s'occupait d'archéologie et de littérature orientale.

On a de lui :
- Discours sur l'influence de la réformation de Luther (Paris, 1804) ;
- Adresse au sénat (1814) ;
- Les Benjamites rétablis en Israël (1816) ; poème allégorique, en prose, où il prêchait la concorde à ses concitoyens ;
- enfin il a laissé un manuscrit (Fables sacrées et mystères des différentes nations), où il traite de la mythologie comparée et de l'évolution des cultes.

Fait chevalier de la Légion d'honneur le 30 avril 1821, il en est devenu officier le 22 mai 1825.

Date de mise à jour: décembre 2014


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