Jules, François Miot

1809 - 1883

Informations générales
  • Né le 14 septembre 1809 à Moulins-engilbert (Nièvre - France)
  • Décédé le 9 mai 1883 à Adamville (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Nièvre
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1849, né à Moulins-Engilbert (Nièvre) le 14 septembre 1809, mort à Adamville (Seine) le 9 mai 1883, il exerçait à Moulins-Engilbert la profession de pharmacien. Il eut fréquemment maille à partir, en raison de ses opinions républicaines, avec les autorités administratives.

Après la révolution de février 1848, il s'occupa activement de politique, et fut porté, le 13 mai 1849, par le parti démocratique avancé de la Nièvre, candidat à l'Assemblée législative : il fut élu représentant du peuple, le 2e sur 7, par 42,351 voix (65.811 votants, 88,144 inscrits). M. Miot prit place à la Montagne, et vota constamment avec la minorité républicaine. Il prit peu de part aux délibérations, et attira surtout l'attention par ses fréquentes altercations avec Dupin, comme lui député de la Nièvre, et président de l'Assemblée, et qui ne lui épargnait pas les lazzi.

Adversaire de l'expédition de Rome, de la loi Falloux-Parieu sur l'enseignement, de la loi restrictive du suffrage universel, et de la politique de l'Elysée, M. Miot, qui se vantait d'avoir, un jour, dans les couloirs du Palais-Bourbon, donné un coup de poing à L.-N. Bonaparte, fut, au coup d'Etat de 1851, l'objet de mesures rigoureuses: il fut transporté en Algérie, y subit une longue captivité, et fut rendu à la liberté par l'amnistie de 1859.

Il revint en France et s'établit pharmacien à Paris, sans cesser de se mêler aux tentatives des républicains militants contre l'Empire. En relation avec plusieurs révolutionnaires, il fut arrêté en 1862, poursuivi comme ayant fait partie d'une société secrète et condamné à un emprisonnement de trois ans. En 1865, il passa en Angleterre, s'affilia à l'Internationale, et, de retour à Paris après la chute de l'Empire, fut de ceux qui combattirent avec le plus d'acharnement le gouvernement de la Défense nationale.

Nommé (7 novembre 1870) adjoint au maire du 8e arrondissement, il obtint, le 8 février 1871, dans le département de la Seine, comme candidat à l'Assemblée nationale, 60,164 voix (328,970 votants), sans être élu. Le mouvement communaliste le compta parmi ses partisans; élu, le 26 mars 1871, membre de la Commune, par le 19e arrondissement de Paris, il fit partie de la commission de l'enseignement et de celle des barricades, et siégea dans la majorité de l'assemblée. Ce fut lui qui proposa, le 28 avril, de substituer à la commission exécutive un comité de salut public. Une longue et vive discussion s'ensuivit, à la suite de laquelle 45 membres se prononcèrent en faveur de la création projetée, 23 contre. Ce vote entraîna la retraite collective de la minorité de la Commune, ayant à sa tête M. Ch. Beslay. M. Miot échappa à la répression dans les journées de mai, parvint à quitter la France et se retira en Suisse.

L'amnistie de 1880 ayant mis fin à son exil, il passa les dernières années de sa vie dans les environs de Paris, en dehors de la politique active. On a de lui : Réponse à deux libelles (1830); L'heure suprême de l'Italie (1860).


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