Charles, Nicolas Bourlier

1830 - 1903

Informations générales
  • Né le 5 avril 1830 à Langres (Haute-Marne - France)
  • Décédé le 13 février 1903 à La réghaïa (Algérie)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 octobre 1885 au 14 octobre 1889
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 22 septembre 1889 au 14 octobre 1893
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Union républicaine
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Union républicaine

Biographies

Député de 1885 à 1889, né à Langres (Haute-Marne), le 5 avril 1830, ancien professeur à l'Ecole de médecine d'Alger, il devint dans la colonie grand propriétaire de terres et de forêts.

M. Bourlier a longtemps voyagé en Egypte, en Tripolitaine, en Tunisie, en Algérie, au pays des Touaregs, au Maroc. Il a visité aussi la Turquie d'Asie jusqu'à la Perse et jusqu'à la mer Rouge.

Nommé membre du conseil supérieur du gouvernement en 1873, il fut, deux ans plus tard, choisi comme maire de la commune de Saint-Pierre et Saint-Paul, et élu conseiller général. A plusieurs reprises il a été désigné pour la présidence du conseil général et pour la vice-présidence du conseil supérieur du gouvernement.
Au scrutin du 4 octobre 1885, porté sur la liste républicaine opportuniste, il réunit 7,455 voix (15,045 votants et 22,153 inscrits) et fut élu député du département d'Alger. M. Bourlier siégea dans la majorité, fit partie du groupe de l'union des gauches et vota :

- pour l'expulsion des princes,
- pour le maintien de l'ambassade du Vatican,
- contre l'amendement Colfavru tendant à la suppression des sous-préfets,
- contre la discussion (19 novembre 1887) de l'interpellation Clemenceau,
- contre l'urgence (31 mai 1888) de la proposition de révision dirigée contre le ministère Tirard.

Dans la dernière session, M. Bourlier s'est abstenu sur le rétablissement du scrutin uninominal (11 février 1889), et a voté:

- contre l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution (14 février),
- pour les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes (14 mars),
- pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse (2 avril),
- pour les poursuites contre le général Boulanger (4 avril).


Né le 5 avril 1830 à Langres (Haute-Marne), mort le 13 février 1903 à la Réghaïa (Alger).

Député d'Alger de 1885 à 1898. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1, p. 446.)

Réélu aux élections générales législatives du 22 septembre 1889, au premier tour de scrutin, par 5.283 voix contre 3.328 à M. Samary, il s'inscrivit au groupe de l'Union républicaine et appartint à la Commission des chemins de fer, à la Commission générale des douanes et à la Commission de l'armée. Il participa à divers débats concernant notamment: le service de la sûreté générale et de la force publique en Algérie (1890), les ressources spéciales pour l'Algérie (1891), le budget de l'Algérie (1893). Il déposa plusieurs rapports sur des projets de loi tendant à autoriser divers départements à contracter des emprunts pour les travaux des chemins vicinaux (1891, 1892, 1893), et un rapport sur le projet de loi ayant pour objet de proroger le droit de répression conféré aux administrateurs des communes mixtes, en territoire civil, des infractions spéciales à l'indigénat (1890).

Il retrouva son siège aux élections générales des 20 août et 3 septembre 1893, au deuxième tour de scrutin, par 5.428 voix contre 5.209 à M. Gueirouard.

A nouveau membre de la Commission des chemins de fer, il entra à la Commission spéciale chargée d'examiner s'il y avait lieu de mettre en accusation un ancien Ministre des Travaux publics (Charles Baïhaut). Il parla de la création de ports francs sur la frontière sud-algérienne, des exploitations agricoles en Algérie, des dépenses de colonisation en Algérie, de la violation du secret des correspondances dans le département d'Alger (1895) ; de l'exploitation des services maritimes postaux entre la France, l'Algérie, la Tunisie et le Maroc (1895) ; de l'organisation administrative de l'Algérie, et du budget de l'Algérie de l'exercice 1897 (1896).

Il ne se représenta pas aux élections générales des 8 et 22 mai 1898.

Il dirigeait la Revue horticole de l'Algérie, fit de nombreuses herborisations et constitua un herbier spécial de l'Algérie. Il mourut à la Réghaïa le 13 février 1903, à 73 ans.

Il était Chevalier de la Légion d'honneur, et officier de l'Instruction publique.


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