Maurice, Marie, Alfred, Henri Bourrillon

1853 - 1926

Informations générales
  • Né le 15 septembre 1853 à Mende (Lozère - France)
  • Décédé le 6 mai 1926 à Mende (Lozère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 20 août 1893 au 31 mai 1898
Département
Lozère
Groupe
Républicains progressistes

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 15 septembre 1853 à Mende (Lozère), mort le 6 mai 1926 à Mende.

Député de la Lozère de 1893 à 1898.

Cousin du suivant, Maurice Bourrillon descendait d'une longue lignée de négociants : Pierre et Charles Bourrillon furent l'un et l'autre conseils de la ville de Mende en 1731 et en 1769. Henry et Xavier administrèrent la ville dans la seconde moitié de XIXe siècle. Enfin son grand-père Martial, mort en 1849, avait fondé à Mende, au quartier du Tuf, la première filature de laines.

Maurice Bourrillon fit de brillantes études classiques au Collège de Mende, et, reçu bachelier, s'inscrivit à la Faculté de médecine de. Montpellier d'où il sortit avec le diplôme de docteur.

II s'installa à Mende dont il fut conseiller municipal puis conseiller, d'arrondissement.

Il se présenta aux élections générales législatives du 5 août 1893, dans la circonscription de Mende, au siège qu'avait occupé jusqu'en 1889 son cousin Xavier. Il fut élu au premier tour de scrutin par 6.697 voix contre 4.030 à M. de Colombet, député sortant, conservateur.

Inscrit au groupe républicain progres-siste, il appartint à diverses commissions « ad hoc », Il n'intervint qu'une fois à la tribune, au cours de la discussion du budget des cultes de l'exercice 1898 pour faire augmenter le crédit destiné à la Cathédrale de Mende (1898). Il déposa plusieurs rapports sur des projets ou propositions de loi relatifs : à la préparation à la vente et à la distribution de sérums thérapeutiques et autres produits analogues (1895) ; à l'exercice de la pharmacie (1896) ; à l'autorisation d'une loterie en faveur de l'œuvre des enfants tuberculeux de l'hôpital d'Ormesson (1897) ; à la protection de la mère et de l'enfant nouveau-né et au rétablissement des tours (1897).

Il subit un échec aux élections générales des 8 et 22 mai 1898, M. Daudé ayant emporté son siège par 6.056 voix, contre 5.074 à lui-même.

Il abandonna alors la vie politique aclive pour se livrer uniquement aux travaux de sa profession. Il fut nommé .aussitôt directeur de l'Office national des (convalescents de Saint-Maurice. Chargé en 1903 d'une mission officielle d'études sur l'assistance et la rééducation des estropiés et mutilés, il parcourut le Danemark, la Suède et la Norvège. On lui confia plus tard la direction des Etablissements nationaux de bienfaisance et de rééducation des invalides de la guerre de 1914 et il devint président-fondateur du comité interallié des invalides de guerre. Collectionneur éclairé, il avait rassemblé un choix considérable de tableaux, monnaies, gravures, livres et documents rares.

Il mourut dans sa ville de Mende à laquelle il était resté très attaché, le 6 mai 1926, à 73 ans.

Il avait publié plusieurs études sur la propriété des eaux de Bagnols-les-Bains (Lozère) dont il était médecin-inspecteur.


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