Camille Amet

1870 - 1934

Informations générales
  • Né le 28 septembre 1870 à Jarménil (Vosges - France)
  • Décédé le 12 mars 1934 à Remiremont (Vosges - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Vosges
Groupe
Républicains de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 22 avril 1928 au 31 mai 1932
Département
Vosges
Groupe
Républicains de gauche
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 1er mai 1932 au 12 mars 1934
Département
Vosges
Groupe
Républicains de gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né à Jarménil (Vosges) le 28 septembre 1870, mort à Remiremont (Vosges) le 12 mars 1934.

Député des Vosges de 1924 à 1934.

Fils d'un exploitant agricole de Jarménil, Camille Amet fit ses études secondaires au collège de Remiremont, nuis ayant fait son droit s'inscrivit au barreau de cette ville. 11 menait de front les deux carrières d'agriculteur et d'avocat, gérant d'une part l'exploitation paternelle dans son village natal et plaidant au barreau de Remiremont. Mais très tôt la politique l'attira. N'était-il pas le neveu par alliance de Jules Méline qui fut Député des Vosges dès 1876 ?

Il entra au conseil municipal de Remiremont en 1900 et y demeura jusqu'en 1925. Il était élu entre temps conseiller général, mandat qu'il ne cessa d'exercer à partir de 1919.

Durant la première guerre mondiale il servit à l'état-major de la 47e division de chasseurs alpins (1915), puis de la IIIe armée, (1918), fut fait Chevalier de la Légion d'Honneur et décoré des Croix de guerre française et italienne.

C'est aux élections générales du 11 mai 1924 qu'il fut élu Député des Vosges. La liste modérée dont il faisait partie, dite « d'Union républicaine et nationale », enleva cinq sièges, les deux derniers sièges revenant à un membre de la gauche radicale et à un membre du parti radical et radical-socialiste. Lui-même fut proclamé à la plus forte moyenne, ayant obtenu 33.439 voix pour une majorité absolue des suffrages exprimés de 43.967 voix. Il fut réélu au premier tour de scrutin aux élections générales des 22 avril 1928 et 1er mai 1932 comme représentant de la circonscription de Remiremont avec, par rapport à son adversaire le plus favorisé, respectivement 11.892 voix contre 2.763, et 10.464 voix contre 4.421. Il fut membre de plusieurs Commissions, notamment celle de l'agriculture, dont il fut l'un des vice-présidents, celle d'Alsace-Lorraine, et celle de l'aéronautique. Ses interventions en séance publique furent peu nombreuses, mais toujours marquées par le souci de défendre les populations vosgiennes qu'il représentait.

En particulier il s'attacha avec ténacité à la réalisation des percées des Vosges, depuis longtemps souhaitées par les habitants des deux versants, alsaciens et lorrains (1928, 1929, 1931). La construction des lignes de Saint-Maurice-Bussang à Wesserling et de Cornimont-la-Bresse à Metzeral doit beaucoup à son action (1928, 1929, 1931). De même il appuya toutes les initiatives locales destinées à encourager l'industrie touristique d'une région favorisée à cet égard par la nature. Pour ce faire, il seconda les syndicats d'initiative et les sociétés de tourisme, comme le Club vosgien, et obtint l'aide de l'Etat pour la modernisation et le développement des stations thermales de Plombières et de Bussang.

Sur le plan extra - parlementaire, Camille Amet appartenait au bureau de la Société d'agriculture de l'arrondissement de Remiremont et au Conseil d'administration de la Caisse nationale du crédit agricole depuis 1928, et il participait activement aux réunions de la Société d'agriculture « Jules-Méline ». Il était en outre conseil juridique de l'« Union nationale des combattants ». Il était inscrit au groupe des républicains de gauche.

Atteint d'un mal inexorable il mourut au cours de son troisième mandat, et son éloge funèbre fut prononcé au Palais-Bourbon le 15 mars 1934 par le Président Fernand Bouisson, qui rendit hommage à son bon sens, à sa franchise et à sa droiture.


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