François, Auguste Bruckner

1814 -

Informations générales
  • Né le 8 février 1814 à Strasbourg (Bas-Rhin - France)
  • Décédé à une date inconnue

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Bas-Rhin
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Bas-Rhin
Groupe
Montagne

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant du peuple aux Assemblées constituante et législative de 1848-49, né à Strasbourg (Bas-Rhin), le 8 février 1814, il fut élève de l'Ecole polytechnique; il en sortit officier d'artillerie.

Il était capitaine, lorsque les électeurs du Bas-Rhin le nommèrent, le 15e et dernier de la liste, représentant du peuple à l'Assemblée constituante, par 46,193 voix (123,968 votants, 132,186 inscrits.) Il y fit partie du comité de la guerre, siégea à gauche et vota avec les républicains. Pourtant, il se sépara quelquefois du groupe de la Montagne: ses opinions le rapprochaient plutôt du parti démocratique modéré. C'est ainsi qu'il vota:

- le 9 août 1848, contre le rétablissement du cautionnement;
- le 26 août, contre les poursuites intentées à Louis Blanc et à Caussidière;
- le 1er septembre, contre le rétablissement de la contrainte par corps;
- le 18 septembre, contre l'abolition de la peine de mort;
- le 4 octobre, contre l'incompatibilité des fonctions;
- le 7 octobre, pour l'amendement Grévy;
- le 21 octobre, pour l'abolition du remplacement militaire;
- le 2 novembre. pour le droit au travail;
- le 25 novembre, pour l'ordre du jour : « Le général Cavaignac a bien mérité de la patrie »;
- le 27 décembre, pour la suppression de l'impôt du sel;
- le 12 janvier 1849, contre la proposition Rateau ;
- le 1er février, pour l'amnistie générale;
- le 21 mars, contre l'interdiction des clubs;
- le 16 avril, contre les crédits de l'expédition de Rome;
- le 11 mai, pour la demande de mise en accusation du président et de ses ministres (il l'avait signée);
- le 18 mai, pour l'abolition de l'impôt des boissons.

Bruckuer, réélu, le 1er sur 12, à l'Assemblée législative par le même département, avec 51,726 voix (95,863 votants, 146,942 inscrits), fit partie de la gauche avancée, vota avec elle pendant toute la législature, et protesta, notamment, contre l'expédition de Rome, et plus tard, contre la loi du 31 mai 1850, restrictive du suffrage universel.

Au coup d'Etat du 2 décembre, il fut du petit nombre des représentants qui prirent les armes: on le vit à la barricade de la rue Sainte-Marguerite, avec Baudin.

Expulsé de France par L.-N. Bonaparte, il se réfugia en Belgique, et habita Liège, ou il professa les mathématiques. Puis il passa en Suisse, et devint directeur de chemin de fer à Bâle. L'Empire l'avait rayé des contrôles de l'armée. Le 28 mars 1872, il fut admis à la retraite avec le grade de lieutenant-colonel d'artillerie. Il était, depuis longtemps, étranger à la politique.

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