Charles, Bernard Desormes

1777 - 1862

Informations générales
  • Né le 3 juin 1777 à Dijon (Côte-d'Or - France)
  • Décédé le 30 août 1862 à Verberie (Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Oise
Groupe
Républicain modéré

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, né a Dijon (Côte-d'Or) le 3 juin 1777, mort à Verberie (Oise), le 30 août 1862, il entra à l'Ecole polytechnique à sa fondation, y resta comme répétiteur de chimie jusqu'en 1804, et fonda alors à Verberie, avec MM. Montgolfier et Clément, une fabrique de produits chimiques.

D'opinions démocratiques, conseiller général de l'Oise depuis 1830, il fut candidat de l'opposition à la députation, à Senlis, le 21 juin 1834, mais il échoua avec 161 voix contre 228 données à M. Lemaire. Il fonda, avec M. Marquis, la Revue de l'Oise, qui devint plus tard le Progrès de l'Oise, fut décoré en 1835, et se présenta de nouveau à la députation, le 4 novembre 1837 ; il échoua encore avec 182 voix contre 271 à M. Lemaire, et fut encore candidat le 9 juillet 1842, dans le 3e collège électoral de l'Oise (Senlis), où il ne fut pas plus heureux, arec 149 voix contre 321 données au député sortant, réélu, M. Lemaire, et 80 à M. V atin.

Il se retira de l'industrie en 1845, et, le 23 avril 1848, fut élu, représentant de l'Oise à l'Assemblée constituante, le 7e sur 10, par 54,496 voix (les chiffres des votants et des inscrits manquent au procès-verbal). Il siégea parmi les républicains de la nuance du National, fit partie du comité de l'administration départementale et communale, et, après l'élection du 10 décembre 1848, combattit la politique de L. Napoléon. Il vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour la loi sur les attroupements,
- pour le décret sur les clubs,
- contre la proposition Proudhon,
- pour les poursuites contre Louis Blanc,
- contre les poursuites contre Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- pour l'amendement Grévy sur la présidence,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en faveur du général Cavaignac,
- pour la suppression complète de l'impôt du sel,
- contre la proposition Rateau,
- contre le renvoi des accusés du 15 mai devant la haute cour,
- pour l'ordre du jour Oudinot,
- pour l'amnistie des transportés,
- pour le blâme de la dépêche Léon Faucher,
- pour l'abolition de l'impôt des boissons.

Après la session, il renonça à la vie politique.


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