Henry, Gabriel Didier

1807 - 1891

Informations générales
  • Né le 12 avril 1807 à Fresnes-en-woevre (Meuse - France)
  • Décédé le 23 décembre 1891 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 13 mai 1849 au 2 décembre 1851
Département
Anciens départements d'Algérie
Groupe
Gauche

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 21 mai 1881 au 23 décembre 1891

Biographies

Représentant en 1848 et en 1849, sénateur, né à Fresnes-en-Woèvre (Meuse), le 12 avril 1807, il termina ses études à Paris, et débuta comme professeur dans une institution de Fontenay-aux-Roses (1825-1831).

Il fit alors son droit, collabora en même temps au journal Le Bons Sens (1832-1834), et se fit inscrire en 1834 au barreau de Sedan, où il fonda un petit journal démocratique : Le Nouvelliste des Ardennes. Il se fixa comme avocat à Paris en 1839, fut nommé (13 février 1844) juge adjoint au tribunal d'Alger, puis successivement procureur du roi à Philippeville (15 décembre 1844), procureur du roi à Blidah (8 janvier 1846), et substitut du procureur général à Alger (3 novembre 1847). Il était à cette époque un des plus actifs collaborateurs de la France pittoresque de Philippe Lebas.

Le 23 avril 1848, il fut élu représentant de l'Algérie à l'Assemblée constituante, le 1er sur 4, par 5,255 voix sur 14,131 votants; il donna immédiatement sa démission de substitut à Alger, siégea à gauche, fit partie du comité de l'Algérie et des colonies, et vota :

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- contre la proposition Proudhon,
- contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- pour l'impôt progressif,
- pour l'amendement Grévy sur la présidence,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en faveur du général Cavaignac,
- pour la suppression complète de l'impôt du sel,
- contre la proposition Rateau,
- contre le renvoi des accusés du 15 mai devant la Haute Cour,
- contre l'ordre du jour Oudinot,
- contre l'interdiction des clubs,
- pour l'amnistie des transportés,
- pour le blâme de la dépêche Léon Faucher.

Depuis l'élection du 10 décembre, il avait fait à la politique du prince président une opposition constante, dont il ne se départit pas à l'Assemblée législative, où il fut élu, le 13 mai 1849, comme représentant de l'Algérie, le 2e sur 3, par 7,285 voix sur 25,283 inscrits. Il vota contre la loi Falloux Parieu sur l'enseignement, contre la loi du 31 mai 1850 restrictive du suffrage universel, contre la révision de la Constitution, et fit partie de la commission de permanence (juillet 1851).

Le coup d'Etat de décembre l'éloigna de la vie politique; il reprit sa place au barreau de Paris, et plaida notamment dans l'affaire Doisneau pour la partie civile, et dans les poursuites contre le Comité électoral dit des Treize (1864), pour l'un des prévenus. Candidat de l'opposition au Corps législatif, à Paris, aux élections générales de 1869, il ne réunit qu'un faible nombre de voix.

Le lendemain de la révolution du 4 septembre 1870, il fut nommé en même temps préfet de la Meurthe et procureur de la République à Alger; il accepta ce dernier poste, qu'il quitta le 15 novembre 1871 pour revenir à Paris, après avoir refusé les fonctions de gouverneur civil de l'Algérie. Il se présenta, le 30 janvier 1876, comme candidat sénatorial républicain, dans la Meuse, où il échoua avec 248 voix sur 657 votants, contre 400 voix données au candidat conservateur, élu, M. Bompard.

Nommé conseiller à la Cour de cassation, le 13 février 1879, il fut élu par le Sénat, le 21 mai 1881, sénateur inamovible, avec 148 voix sur 255 votants, prit place à la gauche républicaine, soutint les ministères opportunistes au pouvoir, et vota pour les nouvelles lois sur l'enseignement, pour le Tonkin, pour l'expulsion des princes. En dernier lieu, il s'est prononcé : pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure à suivre devant le Sénat pour juger les attentats contre la sûreté de l'Etat (affaire du général Boulanger). On a de lui : l'Algérie et le décret du 24 novembre (1861).


Né à Fresnes-en-Woëvre (Meuse) le 12 avril 1807, mort à Paris le 23 décembre 1891.

Sénateur inamovible de 1881 à 1891. (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. II, p. 385.)

Henri Didier décède à Paris, le 23 décembre 1891, à l'âge de 84 ans. Le jour même, le président Le Royer prononce devant la Haute Assemblée son éloge funèbre : « Travailleur tenace et modeste, libéral de vieille date et de conviction profonde, M. Didier était, depuis quelques années déjà, atteint dans sa santé et ne pouvait participer activement aux travaux du Sénat. »


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