Louis, René, Antoine Grangier de la Marinière

1814 - 1882

Informations générales
  • Né le 22 octobre 1814 à Vitry-sur-seine (Val-de-Marne - France)
  • Décédé le 2 octobre 1882 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Nièvre
Groupe
Centre gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, né à Vitry-sur-Seine (Seine) le 22 octobre 1814, mort à Paris le 2 octobre 1822, petit-fils du baron Dubois, chirurgien de Napoléon Ier, il appartenait sous Louis-Philippe au tiers-parti.

Nommé, en 1840, attaché d'ambassade à Madrid par M. Thiers, il suivit la fortune politique de ce dernier, donna sa démission à l'avènement du ministère Guizot, collabora à divers journaux, et publia, notamment dans le Constitutionnel, une série de Lettres remarquées sur les élections anglaises. Le 1er août 1846, M. Grangier de la Marinière se présenta, comme candidat conservateur indépendant, à la Chambre des députés dans le 4e collège de la Nièvre (Cosne), et y obtint, sans être élu, 125 voix contre 143 à M. Delangle, candidat ministériel, qui l'emporta.

Lorsque M. Delangle, ayant été nommé procureur général, dut se représenter devant ses électeurs, il obtint sa réélection avec 150 voix contre 93 accordées encore à M. Grangier de la Marinière, qui n'entra au parlement qu'après la révolution de février.

Conseiller général de la Nièvre, il fut élu représentant de ce département, le 23 avril 1848, le 5e sur 8, par 29 756 voix (75 213 votants, 88 295 inscrits) ; il siégea au centre gauche, fit partie du comité de l'agriculture et du Crédit foncier et vota :

- pour la loi sur les attroupements,
- pour la loi sur les clubs,
- contre l'amendement Grévy,
- contre le droit au travail,
- contre la réduction de l'impôt du sel,
- pour la proposition Rateau,
- contre l'amnistie,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour les crédits de l'expédition de Rome,
- contre l'abolition de l'impôt des boissons, etc.

Non réélu à la Législative, M. Grangier de la Marinière se tint à l'écart sous l'Empire, et consacra son temps à des travaux littéraires et historiques. En 1871, il remplit auprès de Thiers les fonctions de secrétaire particulier, puis fut nommé, la même année, préfet de la Haute-Marne, et mis en disponibilité le 24 mai 1873. En 1876, M. de Marcère l'appela à la Préfecture de la Meuse ; mais le mauvais état de sa santé l'empêcha d'occuper longtemps ce poste et le força de rentrer définitivement dans la vie privée. Son fils, M. Grangier de la Marinière, ses études terminées au lycée Condorcet et à la faculté de droit de Paris, est entré dans l'administration préfectorale.

Il est décédé le 2 octobre 1882.

Date de mise à jour : décembre 2014



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