Edouard Martin de Strasbourg

1801 - 1858

Informations générales
  • Né le 7 juin 1801 à Mulhouse (Haut-Rhin - France)
  • Décédé le 21 décembre 1858 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Bas-Rhin
Groupe
Extrème gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Bas-Rhin
Groupe
Extrème gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Bas-Rhin
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1837 à 1842, représentant en 1848, né à Mulhouse (Haut-Rhin) le 7 juin 1801, mort à Paris le 21 décembre 1858, fils d'un pharmacien de Mulhouse, il fit son droit et se fixa comme avocat à Strasbourg.

Connu pour ses idées libérales, il fut élu, le 4 novembre 1837, député du 2e collège du Bas-Rhin (Strasbourg), par 181 voix (349 votants, 375 inscrits). Il prit place à l'extrême gauche, parmi les membres de l'opposition avancée, fit partie (1838) avec Arago, Laffitte et Dupont de l'Eure, du « comité de réforme électorale », combattit avec la coalition le ministère Molé, repoussa l'adresse des 339, et, réélu, le 2 mars 1839, par 185 voix (344 votants), vota contre la dotation du duc de Nemours, contre le recensement, pour les incompatibilités, pour l'adjonction des capacités.

En 1838, il avait acheté une charge d'avocat à la Cour de cassation.

Non réélu en 1842, il échoua de nouveau à l'élection partielle du 26 juillet 1845, avec 135 voix, contre 209 à l'élu, M. Renouard de Bussières ; il n'en continua pas moins son opposition au gouvernement de Louis-Philippe, prit part aux banquets réformistes et, à la révolution de 1848, fut chargé de présider la commission qui devait fournir un travail complet sur l'organisation judiciaire, et dans laquelle figuraient de Cormenin, Baroche, Faustin-Hélie, Jules Favre et Portalis.

Elu représentant du Bas-Rhin à l'Assemblée constituante, le 23 avril 1848, le 5e sur 15, par 85 661 voix (123 968 votants, 132 186 inscrits), il fit partie du comité de Constitution, et vota :

- pour l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre l'incompatibilité des fonctions,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- pour l'ensemble de la Constitution,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs.

Le 28 juin 1848, il avait déposé la proposition suivante: « L'Assemblée nationale confie le pouvoir exécutif au général Cavaignac, qui prendra le titre de président du conseil et nommera les ministres. »

Il combattit, après l'élection présidentielle du 10 décembre, la politique de l'Elysée.

Non réélu à la Législative, il vendit sa charge d'avocat au conseil d'Etat et à la cour de Cassation pour ne pas prêter serment à l'empereur, et se fit inscrire au barreau de Paris,


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