Claude, Louis Mathieu

1783 - 1875

Informations générales
  • Né le 25 novembre 1783 à Macon (Saône-et-Loire - France)
  • Décédé le 5 mars 1875 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 10 janvier 1835 au 3 octobre 1837
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Extrème gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Extrème gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Extrème gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Extrème gauche
Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1835 à 1837 et de 1839 à 1848, représentant du peuple en 1848, né à Mâcon (Saône-et-Loire) le 25 novembre 1783, mort à Paris le 5 mars 1875, fils d'un menuisier, il reçut de l'abbé Sigorgne les premières leçons de mathématiques, suivit les cours de Lacroix et de Delambre, entra à l'Ecole polytechnique en 1803, en sortit en 1805 dans les ponts et chaussées, devint peu après secrétaire du Bureau des Longitudes, et fut adjoint à Biot lorsque celui-ci se rendit sur les bords de la Méditerranée pour faire des expériences sur le pendule.

A son retour à Paris, il fut nommé astronome adjoint à l'Observatoire. En 1809 et en 1812, il avait obtenu le prix Lalande à l'Académie des Sciences, et était devenu, quelques années plus tard, professeur suppléant d'astronomie au Collège de France et répétiteur à l'Ecole polytechnique. Il entra à l'Académie des Sciences en 1817, en remplacement de Meissier, édita en 1827, l'ouvrage de Delambre: Histoire de l'Astronomie au XVIIIe siècle, et fut décoré de la Légion d'honneur en 1829.

Ses relations avec Arago, dont il était le beau-frère, le firent entrer dans la politique, après les événements de Juillet 1830. Candidat aux élections du 21 juin 1834, dans le 1er collège de Saône-et-Loire (Mâcon-ville), il échoua avec 121 voix contre 170 à l'élu, M. de Lamartine; il fut plus heureux dans ce même collège le 10 janvier 1835, et fut élu en remplacement de M. de Lamartine qui avait opté pour Dunkerque, par 168 voix (291 votants, 369 inscrits), contre 60 voix à M. Aubel, 40 à M. Pellorce et 16 à M. Bonnetain. Il siégea à l'extrême gauche, auprès d'Arago, ne s'occupa que des questions de sa compétence et notamment des questions de chemins de fer.

Les élections du 4 novembre 1837 ne lui furent pas favorables. Il échoua de nouveau, avec 160 voix contre 171 à l'élu, M. de Lamartine; mais il rentra au parlement comme député du 2e collège du même département (Mâcon-arrondissement) le 2 mars 1839, élu par 185 voix (365 votants, 420 inscrits), contre 175 voix à M. Delacharme ancien député. Le même collège le réélut, le 9 juillet 1842, par 241 voix (397 votants, 448 inscrits), contre 105 voix à M. Delacharme et 48 à M. Ochier, médecin; et, le 1er août 1846, par 295 voix (353 votants, 486 inscrits) contre 31 voix à M. Delacharme. Il avait aussi échoué, le 9 juillet 1842, dans le 1er collège du même département, avec 61 voix contre 245 à l'élu, député sortant, M. de Lamartine.

M. Mathieu siégea constamment à l'extrême-gauche, combattit les mesures réactionnaires proposées par les ministères, attaqua à plusieurs reprises la politique de M. Molé et de M. Guizot, repoussa l'indemnité Pritchard et fit, sur l'établissement définitif du système décimal des poids et mesures, des rapports remarqués.

Elu représentant de Saône-et-Loire à l'Assemblée constituante, le 23 avril 1848, le 2e sur 14, par 127,042 voix (131,092 votants, 136,000 inscrits), il continua de siéger à gauche, fit partie du comité des travaux publics, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- contre les poursuites contre L. Blanc et Caussidière,
- pour l'abolition de la peine de mort,
- pour l'impôt progressif,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- contre la proposition Rateau,
- contre l'interdiction des clubs,
- contre l'expédition de Rome.

Il était en congé au moment du vote sur l'ensemble de la Constitution.

Ayant échoué à la Législative, le 13 mai 1849, dans le département de Saône-et-Loire, avec 15,608 voix sur 109,200 votants, il se consacra désormais à ses travaux scientifiques.

Examinateur à l'Ecole polytechnique, fonctions qu'il abandonna par démission en 1863, Professeur à cette même Ecole, officier de la Légion d'honneur le 14 novembre 1856, membre titulaire du Bureau des longitudes le 26 mars 1862, commandeur de la Légion d'honneur le 16 août 1863, M. Mathieu fit partie du jury de l'Exposition universelle de Paris en 1855, et fut membre, puis président du comité international pour l'unification des poids et mesures en 1867 et en 1872. Il a en outre collaboré à la Connaissance du Temps et à l'Annuaire du Bureau des longitudes.


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