Charles, François Woirhaye

1798 - 1878

Informations générales
  • Né le 31 mai 1798 à Metz (Moselle - France)
  • Décédé le 11 janvier 1878 à Nancy (Meurthe-et-Moselle - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Deuxième République
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 23 avril 1848 au 26 mai 1849
Département
Moselle
Groupe
Cavaignac

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant en 1848, né à Metz (Moselle) le 31 mai 1798, mort à Nancy (Meurthe) le 11 janvier 1878, fils d'un commerçant, il se fit inscrire au barreau de Metz en 1818, plaida dans des procès politiques, défendit notamment le Courrier de la Moselle dont il était l'un des fondateurs, et fut nommé, après les journées de juillet, avocat général à la cour de Metz.

Révoqué en mars 1831, pour avoir adhéré à « l'Association nationale contre le retour des Bourbons », il fut élu colonel de la garde nationale de Metz, conseiller municipal, et devint bâtonnier de son ordre. En 1835, il fut au nombre des défenseurs des accusés d'avril devant la cour des pairs.

Nommé, en mars 1848, procureur général à Metz, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant de la Moselle à l'Assemblée constituante, le 1er sur 11, par 94,294 voix (97,423 votants, 111,534 inscrits). Il prit place parmi les partisans du général Cavaignac, et vota:

- pour le bannissement de la famille d'Orléans,
- pour les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière,
- contre l'abolition de la peine de mort,
- contre l'impôt progressif,
- contre la proposition de deux Chambres,
- contre l'amendement Grévy,
- contre la sanction de la Constitution par le peuple,
- contre le droit au travail,
- pour l'ordre du jour en l'honneur du général Cavaignac,
- contre la suppression et la réduction de l'impôt du sel,
- pour la proposition Rateau,
- contre l'amnistie générale,
- pour l'interdiction des clubs,
- pour l'expédition de Rome,
- contre l'amnistie des transportés,
- contre la demande de mise en accusation du président et des ministres.

Rallié à la politique du prince-président, et non réélu à l'Assemblée législative, il accepta les fonctions de président de chambre à la cour de Metz (25 août 1849), puis fut nommé premier président (8 juillet 1856), et conseiller la cour de cassation (22 novembre 1862). Admis à la retraite avec le titre de conseiller honoraire, le 12 novembre 1873, il vint se fixer à Nancy, où il mourut, à 80 ans, d'une attaque d'apoplexie.

Membre de l'Académie de Metz, il a publié: Etudes sur les origines nationales (1857); Introduction à des études sur l'Histoire universelle (1861). Chevalier de la Légion d'honneur (1856), officier (12 août 1860).


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