Jacques Reverchon

1750 - 1828

Informations générales
  • Né le 21 février 1750 à Saint-cyr-au-mont-d'or (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 30 juillet 1828 à Nyon (Suisse)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 31 août 1791 au 20 septembre 1792
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 13 avril 1799
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Majorité gouvernementale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et à celui des Anciens, né à Saint-Cyr-au-Mont d'Or (Rhône) le 21 février 1750, mort à Nyon (Suisse) le 30 juillet 1828, il était propriétaire et négociant en vins à Vergisson (Saône-et-Loire) lors de la Révolution, dont il embrassa les principes avec ardeur.

Elu, le 31 août 1791, député de Saône-et-Loire à l'Assemblée législative, le 11e et dernier (le procès-verbal est muet sur le nombre des voix et le chiffre des votants), il opina avec la majorité réformatrice, et fut réélu, par le même département, membre de la Convention, le 5e sur 11 (6 septembre 1792). Il prit place à la Montagne, vota pour la mort de Louis XVI, présida quelque temps le club des Jacobins, et fit partie du comité de sûreté générale.

Envoyé en mission dans les départements de Saône-et-Loire, du Rhône, de l'Ain, de l'Isère, de la Savoie, de la Loire, il fit preuve de modération, et en même temps d'une singulière inflexibilité. Pendant qu'il était à Lyon, sa sœur fut arrêtée avec ses enfants par le représentant en mission à l'armée des Alpes, qui les lui envoya, pour qu'il prononçât lui-même sur leur sort : « Je ne suis point juge de ma sœur et de ses enfants, répondit-il, je vous les renvoie, décidez vous-même de leur sort. »

Il fut secrétaire de l'Assemblée (1er frimaire an II), se rallia, après le 9 thermidor, au parti dominant, et, envoyé pour la seconde fois en mission dans le Rhône, s'y montra l'adversaire des Jacobins, en même temps que des royalistes trop ardents.

Elu au Conseil des Cinq-Cents par ses collègues de la Convention, le 4 brumaire an IV, il fut nommé (an V) administrateur du département.

Il fut réélu député aux Cinq-Cents, le 23 germinal an VI, par 215 voix sur 363 votants, et passa, le 25 germinal an VII, au Conseil des Anciens par 253 voix sur 328 votants.

Dévoué au gouvernement directorial, Reverchon se montra opposé au coup d'Etat du 18 brumaire an VIII, et se retira à Vergisson où, n'ayant que peu de fortune, il reprit un petit commerce de vins pour la capitale.

Aux Cent-Jours, il signa l'Acte additionnel, et, à la seconde Restauration, se trouva atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides.

Il partit de Vergisson pour la Suisse le 11 janvier 1816, et se fixa d'abord à Morge (canton de Vaud), puis à Nyon ; son fils demanda en vain son retour au gouvernement royal (8 avril 1819);

Reverchon mourut en exil, à 78 ans.

On a de lui : Mémoire sur la réhabilitation du commerce de Commune-Affranchie (an II).


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