Jean-Louis Girod de l'Ain

1753 - 1839

Informations générales
  • Né le 8 juillet 1753 à Cessy (Ain - France)
  • Décédé le 20 août 1839 à Vervoix (Suisse)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 22 mars 1803 au 6 avril 1803

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 12 avril 1799 au 26 décembre 1799
Département
Ain
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 4 juin 1814
Département
Ain
Groupe
Majorité
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 20 octobre 1818 au 17 août 1822
Département
Ain
Groupe
Libéral constitutionnel

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Anciens, au Conseil des Cinq-Cents, au Corps législatif en l'an VIII, et de 1818 à 1822, né à Cessy (Ain) le 8 juillet 1753, mort à Vervoix (Suisse) le 20 août 1839, il était juge du bailliage de Gex, quand il fut nommé par le roi, en 1780, maire de Gex .

Il resta à ce poste jusqu'en 1791, époque où il fut élu président du tribunal du district de Nantua. Suspect de modérantisme, et arrêté en l'an II, il fut enfermé au fort de Pierre-Châtel, et allait être conduit à Lyon pour y être jugé, quand le 9 thermidor le délivra.

Il reprit ses fonctions municipales, et fut élu, le 24 vendémiaire au IV, député de l'Ain au Conseil des Anciens, par 200 voix sur 244 votants. Le 17 fructidor suivant, il combattit le projet de vente des biens nationaux de Belgique ; en vendémiaire an V, il fit approuver la résolution de faire payer aux rentiers, pour soulager le trésor, un quart en numéraire du dernier semestre de l'an IV, et, quelques jours plus tard, le 16 du même mois, démontra que l'on devait affecter le produit des biens nationaux invendus à l'entretien des hospices ; le 30 prairial de la même année, il fit rayer Imbert-Colomès de la liste des émigrés.

Réélu, le 23 germinal an VII, par le département de l'Ain, au Conseil des Cinq-Cents, il fit dans ces deux assemblées de nombreux rapports et discours sur le mode de liquidation des dettes des jésuites, sur la réunion de Genève à la France, sur les améliorations au régime des douanes, sur l'aliénation des immeubles des hospices, sur l'impôt du sel, sur les fabriques d'horlogerie de Besançon, etc.

Son adhésion au coup d'Etat de brumaire le fit nommer, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat conservateur, député de l'Ain au nouveau Corps législatif.

Le département du Léman le choisit, le 12 pluviôse an XII, comme candidat au Sénat conservateur, mais il n'y entra pas.

Nommé le 4 frimaire précédent (an XII) membre de la Légion d'honneur, et, le 28 septembre 1807, conseiller-maître à la Cour des comptes, il fut créé, le 26 avril 1808, chevalier de l'Empire, et, le 28 mai 1809, baron.

Appelé, pendant les Cent-Jours, aux fonctions de président du tribunal de première instance de Paris, il fut élu, le 20 octobre 1818, député du collège de département de l'Ain, par 257 voix sur 453 votants et 647 inscrits, devint secrétaire de la Chambre, fit partie de la commission chargée de préparer un projet de loi sur la réforme du jury, parla sur le droit de pétition et sur le projet de loi électorale, et vota avec les libéraux constitutionnels.

En raison de ses infirmités et de son âge, il se retira de la vie politique en 1820, prit sa retraite avec le titre de maître des comptes honoraire, et mourut à un âge avancé.

Date de mise à jour: juillet 2015



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