Etienne Chevalier

1750 - 1828

Informations générales
  • Né le 23 décembre 1750 à Argenteuil (Val-d'Oise - France)
  • Décédé le 31 juillet 1828 à Argenteuil (Val-d'Oise - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 2 mai 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Paris-Hors-les-Murs (Type : Ville)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, né à Argenteuil (Seine-et-Oise) le 23 décembre 1750, mort à Argentauil le 31 juillet 1828, il était cultivateur-vigneron à Argenteuil.

Il fut, le 2 mai 1789, élu par la prévôté et vicomté de Paris député du tiers aux états généraux. Ardent aux réformes, il appuya de son vote toutes les revendications de son ordre, et prit la parole pour accuser les curés d'exciter le peuple à ne pas payer les impôts, pour demander une loi sur le duel, et pour signaler (19 juillet 1791) le patriotisme des habitants d'Argenteuil : « À la possibilité de l'invasion des frontières, dit-il, ils voulaient tous partir. À présent ils font des prières publiques pour la conservation des bons citoyens, et chacun reste fidèle au poste qui lui est attribué. Les femmes sont à l'église, les hommes dans les champs et les jeunes gens montent la garde. »

Au début de la législature, Chevalier avait fait imprimer une curieuse brochure : Vœux d'un patriote et réflexions soumises à MM. les députés des trois ordres composant les états généraux du royaume. Il y réclamait l'union des « communes » avec les deux ordres privilégiés, et s'écriait : « Nous sommes tous enfants de la mère-patrie ; devenons tous frères, sinon égaux, du moins amis. Nous sommes réellement égaux au moral et au physique, car il n'y a point de différence entre le fer honorable qui défend la patrie, et le soc utile qui la nourrit ; les arts et le commerce la soutiennent, l'embellissent et la vivifient, et toute profession utile honore l'homme partout où il se trouve. Venez, brave noblesse, preux chevaliers ; venez, vénérable clergé, dignes et utiles pasteurs ; réunissons-nous dans cette salle auguste, dont l'étendue et la splendeur nous indiquent sa destination : réunissons-nous, dis-je, pour le soutien de la patrie, un bon et digne père nous y invite, empressons-nous de répondre à ses soins paternels; serrons-nous autour de son trône, notre bonheur en dépend : sa puissance affermit nos droits, et établit l'équilibre entre nous... » Il concluait par cette singulière remarque : que le nom du digne monarque des Français présentait une sorte d'anagramme d'un heureux présage : Louis 16 vaut 12 et 4. » (sic) c'est à dire Louis XII et Henri IV, et s'adressant directement au roi, il le conjurait ainsi : « Soyez toujours le soutien des opprimés, laissez parvenir la vérité jusqu'aux pieds de votre trône, et nous porterons à la postérité la gloire de votre auguste règne, et le nom délicieux de Louis XVI, le chéri des Français, sera à jamais révéré chez les races futures d'une nation aussi reconnaissante qu'elle est généreuse et fidèle. »