Jean-Baptiste Thil

1781 - 1849

Informations générales
  • Né le 15 décembre 1781 à Caen (Calvados - France)
  • Décédé le 2 janvier 1849 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 19 juillet 1830 au 31 mai 1831
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Centre gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 16 août 1832 au 25 mai 1834
Département
Calvados
Groupe
Centre
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Calvados
Groupe
Centre
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Calvados
Groupe
Centre
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Calvados
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Calvados
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Calvados
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1827 à 1831, et de 1832 à 1848, né à Caen (Calvados) le 15 décembre 1781, mort à Paris le 2 janvier 1819, il étudia le droit et s'établit à Rouen, vers 1800, comme défenseur officieux.

Ayant conquis rapidement une place importante au barreau, il se lia avec Dupin aîné et eut à porter la parole dans plusieurs affaires importantes. En 1824, après avoir soutenu un procès qui intéressait Mme du Cayla, il se vit offrir par le gouvernement royal une place de conseiller à la cour de Cassation.

Il refusa, et préféra solliciter le suffrage des électeurs libéraux de la Seine-Inférieure, comme candidat à la Chambre des députés : élu, le 24 novembre 1827, député de ce département, par 448 voix (804 votants, 911 inscrits), il siégea au centre gauche et se montra attaché aux principes constitutionnels. M. Thil vota pour l'Adresse des 221, fut réélu député, le 19 juillet 1830, par 580 voix (903 votants, 1005 inscrits), et se rallia à la monarchie de Louis-Philippe.

Nommé procureur général près la cour de Rouen, il obtint le renouvellement de son mandat législatif, le 28 octobre 1830, par 1,779 voix (2,311 votants, 4,253 inscrits), contre 289 à M. Duvergier de Hauranne et 200 au baron Boulenger. Il fit partie de la majorité conservatrice, vota, lors de la discussion de la loi électorale, pour le cens, et se prononça contre le bannissement des Bourbons : il fut aussi rapporteur de la commission chargée de l'examen du projet de liquidation de l'ancienne liste civile.

Il fut quelque temps éloigné de la Chambre, par suite de l'incompatibilité, consacrée par la loi électorale, entre les fonctions de procureur général et celles de député dans le ressort de la cour. La mort de M. Thouret, député du 7e collège du Calvados (Pont-l'Evêque), l'y fit rentrer, le 16 août 1832 : élu député de cette circonscription par 251 voix (460 votants, 679 inscrits), contre 207 à M. Isambert, il reprit sa place au centre dans les rangs de la majorité, soutint le gouvernement de son vote et de sa parole, fut nommé, en 1834, conseiller à la cour de Cassation, et fut réélu député la même année, par 293 voix (483 votants, 653 inscrits), puis le 4 novembre 1837, par 292 voix (411 votants, 691 inscrits), contre 53 à Dupont de l'Eure et 52 à M. de Montlivault. Membre de plusieurs Commissions parlementaires, il parut assez fréquemment à la tribune, notamment pour soutenir le gouvernement dans la discussion de l'Adresse, lors de la coalition de Thiers et de Guizot contre le ministère Molé.

Réélu, le 2 mars 1839, par 341 voix (541 votants), puis, le 9 juillet 1842, par 422 voix (617 votants, 754 inscrits), contre 192 au colonel Langlois, et, le 1er août 1846, par 420 voix (639 votants, 802 inscrits), contre 213 à M. Langlois, il devint procureur général, puis président (1847) à la cour de Cassation, rentra dans la vie privée en 1848, et mourut l'année suivante, commandeur de la Légion d'honneur.



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