Louis, Rose, Désiré Bernard dit de Rennes

1788 - 1858

Informations générales
  • Né le 11 mai 1788 à Brest (Finistère - France)
  • Décédé le 9 janvier 1858 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 31 mai 1831
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Minorité libérale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Majorité gouvernementale
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 19 mars 1836 au 3 octobre 1837
Département
Morbihan
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IVe législature
Mandat
Du 4 novembre 1837 au 2 février 1839
Département
Morbihan
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ve législature
Mandat
Du 2 mars 1839 au 12 juin 1842
Département
Morbihan
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIe législature
Mandat
Du 9 juillet 1842 au 6 juillet 1846
Département
Morbihan
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Morbihan
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1830 à 1834, et de 1836 à 1848, né à Brest (Finistère), le 11 mai 1788, mort à Paris, le 9 janvier 1858, il était fils d'un négociant de Brest.

Après avoir fait ses études à La Flèche, puis au collège Sainte-Barbe, il fut, en 1810, admis au barreau de Rennes, et, quoiqu'il eût voté contre l'acte additionnel, fut, pendant les Cent-jours, conseiller à la Cour impériale.

Au retour des Bourbons, il redevint avocat et plaida, en 1815, pour le général Travot. Dix ans plus tard, une attaque du journal l'Etoile contre la mémoire de La Chalotais lui fournit l'occasion de se faire connaître à Paris (1825) ; il s'y lia avec Odilon Barrot. Il défendit encore, sous le ministère Polignac, le Journal du commerce.

Candidat des libéraux le 23 juin 1830, dans deux circonscriptions : à Lannion (Côtes-du-Nord) et à Rennes (Ille-et-Vilaine), il fut élu par toutes les deux, protesta avec l'opposition contre les Ordonnances de juillet, fit partie de la Commission envoyée par la Chambre auprès du nouveau lieutenant-général du royaume et prit part à l'établissement du gouvernement nouveau, qui le fit procureur général près la Cour royale de Paris. En cette qualité, il organisa les parquets du ressort, dirigea à Saint-Leu l'instruction de la procédure relative à la mort mystérieuse du prince de Condé, et présida à l'interrogatoire des ministres de Charles X.

Soumis comme fonctionnaire à la réélection, il obtint, le 21 octobre 1830, le renouvellement de son mandat, puis, sauf aux élections générales de 1834, fut constamment réélu jusqu'en 1848.

Il était rentré à la Chambre, le 19 mars 1836, comme député du Morbihan, en remplacement de M. Caradec, démissionnaire.

Il ne garda pas longtemps ses fonctions de procureur général, et préféra les échanger contre celles de conseiller à la Cour de cassation. À la Chambre des députés, il montra d'abord une certaine indépendance à l'égard du pouvoir, contre lequel il votait souvent. Il proposa d'abolir entièrement le cautionnement des journaux politiques, d'abaisser le cens électoral jusqu'à 150 francs, et se prononça même pour la liberté absolue de réunion et d'association. Mais à partir de 1833, il se rangea du côté de la majorité conservatrice et soutint, jusqu'à la fin, les derniers ministères du règne. Il vota ainsi l'indemnité Pritchard.

En 1851, il devint président de la Cour de cassation.

On doit à M. Bernard (de Rennes) un assez grand nombre d'ouvrages de genres divers, depuis un Résumé de l'Histoire de Bretagne (1826) jusqu'à un vaudeville, La Craniomanie.


Retour haut de page