Jean, André, Tiburce Sébastiani

1786 - 1871

Informations générales
  • Né le 21 mars 1786 à La porta d'ampugnani (Haute-Corse - France)
  • Décédé le 16 septembre 1871 à Bastia (Haute-Corse - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 28 avril 1828 au 16 mai 1830
Département
Corse
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 17 novembre 1830 au 31 mai 1831
Département
Corse
Groupe
Opposition constitutionnelle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Corse
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1834 au 26 décembre 1835
Département
Corse
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1828 à 1835, et pair de France, né à la Porta (Corse) le 21 mars 1786, mort à Bastia (Corse) le 16 septembre 1871, frère d'Horace, François, Bastien Sébastiani (1772-1851), député de 1828 à 1837 et pair de France, Jean, André, Tiburce Sébastiani fut élève du Prytanée de Paris, puis de l'Ecole militaire de Fontainebleau, et fut nommé en 1806 sous-lieutenant au 1er dragons.

Il servit d'abord en Portugal, où il prit part à la bataille de Vimeira, puis en Espagne, sous les ordres de son frère (1809-1811), se distingua au combat de Ciudad Real, de Santa-Cruz, de Talaveira, d'Almonacid, au passage de la Sierra Morena, à la prise de Malaga, et reçut le commandement de colonnes mobiles, à la tête desquelles il combattit tour à tour les Espagnols et les Anglais, notamment à Motril, dont il s'empara, et sous les murs de Gibraltar.

Appelé, en 1812, à la grande armée, il fit la campagne de Russie, montra de la bravoure à la Moskowa, fut fait colonel en 1813, combattit à Leipzig et à Hanau, et fit preuve d'un réel courage pendant la campagne de 1814 ainsi qu'à Waterloo. Après un dernier combat livré à la Patte-d'Oie pendant la retraite, il se retira avec les restes de l'armée derrière la Loire.

Au retour des Bourbons, il se rendit dans son pays natal, et, trois ans plus tard, en 1818, il reçut le commandement de la légion corse. Nommé maréchal de camp à l'ancienneté, en 1823, il ne tarda pas à être mis en non-activité à cause de ses idées politiques et surtout à cause de l'attitude politique de son frère.

Le 28 avril 1828, le grand collège de la Corse, par 20 voix sur 35 votants, l'envoya siéger à la Chambre des députés. Il vota avec le parti constitutionnel. À la fin de la même année, il prit part à l'expédition de Morée et s'empara de Coron.

De retour en France, il fut réélu député (17 novembre 1830) par 22 voix (37 votants), et reçut de la monarchie de Juillet le grade de lieutenant-général, le 27 février 1831. En 1832 il assista au siège d'Anvers.

Réélu député, le 5 juillet 1831, dans le 1er collège de la Corse (Ajaccio), par 93 voix sur 97 votants, 148 inscrits, puis, le 5 juillet 1834, par 97 voix sur 98 votants, 150 inscrits, il ne cessa de soutenir de ses votes le gouvernement de Louis-Philippe. Nommé commandant militaire de la Corse, il devait laisser son siège de député d'Ajaccio à son frère Horace le 26 décembre 1835.

Elevé à la pairie le 3 octobre 1837, il suivit au Luxembourg la même ligne de conduite, devint commandant de la division militaire de Marseille, et, en 1842, de celle de Paris, qu'il conserva jusqu'au 23 février 1848.

Très attaché à la monarchie de Juillet, il fit un accueil très réservé aux démarches de M. Pietri chargé, en 1847, de présenter aux Chambres la pétition du roi Jérôme demandant l'autorisation de rentrer en France. M. Piétri dut lui rappeler qu'il avait pris, en 1831, devant les électeurs de la Corse, l'engagement de « travailler à la rentrée de la famille Bonaparte en France », pour le rendre favorable à l'objet de sa mission.

M. Tiburce Sébastiani se retira en Corse après la révolution de 1848, et resta à l'écart de la politique.

Grand-croix de la Légion d'honneur du 5 janvier 1845.

Date de mise à jour: août 2015


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