Alexandre, Angélique de Talleyrand-Périgord

1736 - 1821

Informations générales
  • Né le 16 octobre 1736 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 20 octobre 1821 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 27 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Reims (Type : Bailliage)
Groupe
Clergé

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, pair de France, né à Paris le 16 octobre 1736, mort à Paris le 20 octobre 1821, fils de Daniel-Marie-Anne, marquis de Talleyrand, et de Marie-Elisabeth de Chamillard, et oncle de l'ex-évêque d'Autun, il commença ses études au collège de la Flèche, les continua au séminaire de Saint-Sulpice, reçut la prêtrise, et fut nommé aumônier du roi, puis vicaire-général de Verdun et (1762) abbé du Gard.

Choisi, très jeune encore, pour coadjuteur, par M. de la Roche-Aymon, archevêque-duc de Reims, il fut préconisé à Rome (1766) archevêque de Trajanople in partibus, revint en France où il fut pourvu (1769) de l'abbaye de Hautvilliers, et suppléa (mars 1770), comme président de l'assemblée du clergé, M. de la Roche-Aymon, auquel il succéda dans ses fonctions épiscopales sept ans après (1777). Il confia la direction de son séminaire aux sulpiciens, fonda à Reims un Mont-de-Piété, coopéra à plusieurs œuvres de bienfaisance, et s'occupa aussi d'améliorer les races de moutons de la Champagne.

Membre de la seconde assemblée des notables, il fut élu, le 27 mars 1789, député du clergé aux Etats généraux par le bailliage de Reims. Il siégea à droite dans l'Assemblée constituante, adhéra à toutes les protestations, et rédigea divers écrits dans les quels il s'éleva contre les innovations de l’Assemblée nationale.

Avant la fin de la session, M. de Talleyrand-Périgord émigra à Aix-la-Chapelle, d'où il se rendit à Weimar et à Brunswick.

Sous le Consulat, il refusa de donner sa démission d'évêque, et fut du nombre des trente et quelques prélats qui opposèrent alors au bref du pape une réponse dilatoire.

En 1803, Louis XVIII l'appela à Varsovie et l'admit dans son conseil.

Devenu grand aumônier du roi à la mort du cardinal de Montmorency (1808), il revint en France lors de la première Restauration et entra, le 4 juin 1814, à la Chambre des pairs.

Il suivit Louis XVIII à Gand pendant les Cent-Jours, et, le 13 avril 1816, fut chargé de l'administration générale des cultes, mesure qui fut l'apportée le mois suivant. M. de Talleyrand persista encore dans son refus de donner sa démission d'évêque : il céda enfin, eut une grande part à la conclusion du Concordat signé le 11 juin 1817 à Rome entre le cardinal Consalvi et le duc de Blacas, et confirmé le 27 juillet suivant par la bulle Commissa divinitus.

Créé cardinal le lendemain, il fut appelé, le 1er octobre suivant, au siège archiépiscopal de Paris, dont il ne prit possession qu'en 1819. Il désigna M. de Quélen pour son coadjuteur, imposa aux prêtres de son diocèse la signature d'un formulaire concernant les cinq propositions de Jansénius, rédigea un nouveau bréviaire, établit des fêtes en l'honneur du Sacré-Cœur de Jésus et de saint Ignace de Loyola, réorganisa le chapitre de Saint-Denis, et en sa qualité de grand aumônier de France, bénit le mariage du duc de Berry et baptisa le duc de Bordeaux.

Il mourut à quatre-vingt-cinq ans, d'un anthrax à la joue.


Retour haut de page