Louis, Etienne Beffroy de Beauvoir

1755 - 1825

Informations générales
  • Né le 2 avril 1755 à Laon (Aisne - France)
  • Décédé le 6 janvier 1825 à Liège (Belgique)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 10 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Aisne
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Aisne
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-Cents, né à Laon (Aisne), le 2 avril 1755, mort en exil à Liège (Belgique), le 6 janvier 1825, il entra dans le génie militaire, puis dans la cavalerie, et fut nommé, en 1777, capitaine aide-major de la compagnie des 50 cadets gentilshommes envoyés par Louis XV au roi de Pologne sous le commandement du baron de Rullecourt.

Revenu en France, il était, au moment de la Révolution, officier aux grenadiers royaux de Champagne. Député à la première assemblée bailliagère de Laon, il fut nommé procureur de la commune, membre du Directoire de l'Aisne, suppléant à l'Assemblée législative, où il ne siégea pas, substitut du procureur général syndic, et, le 10 septembre 1792, député à la Convention pour le département de l'Aisne, par 401 voix sur 638 votants. Il y traita surtout les questions financières et administratives, demanda l'abrogation de la loi du maximum, et, dans le procès de Louis XVI, motiva son vote, au 3e appel nominal : « Par respect pour les principes, par amour pour la liberté, j'invoque contre Louis la loi qui prononce la peine de mort contre les conspirateurs. » Il vota en outre pour le sursis. Il se rangea ensuite parmi les modérés et se déclara contre Robespierre, au 9 thermidor ; envoyé en mission à l'armée d'Italie (1794), il fit rouvrir les églises de Nice et fermer les clubs, faillit faire arrêter le général Bonaparte considéré comme ami de Robespierre, et fut bientôt suspect de fanatisme et d'aristocratie.

Il put se justifier et fit partie des conventionnels nommés le 24 vendémiaire an IV, au Conseil des Cinq-cents. Il y parla en faveur de la loterie, contre l'emprunt forcé, et contre la suspension des ventes de biens nationaux. En raison du luxe qu'il affichait à Laon, on l'accusa (1802) d'avoir falsifié des pièces de liquidation; il se défendit en arguant de la vente de manuscrits importants, fut acquitté, et fut nommé administrateur de l'hôpital militaire de Bruxelles.

Il était de retour à Laon, quand la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides le força de s'exiler. À cette occasion, le préfet de l'Aisne écrivit au ministre de la police le 23 janvier 1816 : « Beffroy a une femme, des enfants, et il manque de pain. Sa misérable fortune consiste en quinze francs de rente; je ne parle pas de ses dettes, suite inévitable de sa détresse. » Le ministre lui accorda un secours de 600 francs pour l'aider à sortir de France (Arch. nat. F 7. 6709 et 6710). Il s'établit à Liège, où il exerça la profession d'avocat jusqu'à sa mort.

Il a publié, entre autres brochures sur l'agriculture, l'Avantage du dessèchement des marais (1793).



Retour haut de page