Jean-Marie, Cécile Valentin-Duplantier

1758 - 1814

Informations générales
  • Né le 5 août 1758 à Trévoux (Ain - France)
  • Décédé le 6 février 1814 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 4 septembre 1797
Département
Ain
Groupe
Modérés - Clichy

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Conseil des Cinq Cents, né à Trévoux (Ain) le 5 août 1758, mort à Paris le 6 février 1814, « fils de Messire Joseph Valentin, écuyer, conseiller de son Altesse Sérénissime en son parlement des Dombes, et de daine madame Marguerite Girard », était lieutenant général au présidial et bailliage de Bourg-en-Bresse au moment de la Révolution. Nommé, en 1791, commissaire du roi près le tribunal de Bourg, il blâma avec énergie le 10 août, attaqua violemment la Montagne, et, pour échapper aux poursuites, dut, pendant la Terreur, se réfugier à l'armée d'Italie, où il occupa une place dans les charrois (train des équipages). Rentré en France après le 9 thermidor, il fut élu, le 24 vendémiaire an IV, député de l'Ain au Conseil des Cinq Cents, par 132 voix (244 votants). Il prit place parmi les modérés, fut membre de la commission chargée du dépouillement des scrutins, et de divers autres bureaux, appuya la vérification des pouvoirs demandée par Génissieu, demanda l'ajournement de la liste décuple pour le choix d'un Directeur, combattit les dénonciations contre Siméon, proposa d'admettre en paiement des contributions les bons délivrés aux parents des condamnés pour la restitution de leurs biens, s'opposa à l'amnistie pour les délits relatifs à la Révolution, condamna le message du Directoire à propos de la conspiration royaliste et de l'acquittement de La Villeheurnois, fit un rapport contre les sociétés populaires, et fut élu secrétaire le 1er thermidor an V. Rallié au parti de Clichy et adversaire du Directoire, il fut condamné à la déportation au 18 fructidor, parvint à échapper aux poursuites, et se réfugia en Suisse, puis en Toscane où il resta jusqu'en l'an VII. Rentré alors en France, il adhéra au 18 brumaire, devint conseiller général de l'Ain en l'an VIII, président du conseil général en l'an X, préfet des Landes le 19 messidor suivant, et membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII. Officier de l'ordre le 20 juillet 1808, baron de l'Empire le 23 mai 1810, préfet du Var le 30 novembre suivant, il fut nommé maître des requêtes au conseil d'Etat le 23 décembre 1813, et mourut quelques semaines après.


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