Jean, Joseph Serres

1762 - 1831

Informations générales
  • Né le 13 décembre 1762 à La roche-des-arnauds (Hautes-Alpes - France)
  • Décédé le 5 août 1831 à La roche-des-arnauds (Hautes-Alpes - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Girondins
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 1er janvier 1799
Département
Hautes-Alpes
Groupe
Majorité

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-cents, né à la Roche-des-Arnauds (Hautes-Alpes) le 13 décembre 1762, mort à la Roche-des-Arnauds le 5 août 1831, « fils de Jacques Serres et de Thérèse Delrose », servit du 15 avril 1780 au 19 mars 1785, comme soldat, puis comme caporal, dans le corps royal d'infanterie de marine. Capitaine (1791-1792) au 2e bataillon de volontaires des Hautes-Alpes, il fut élu, le 4 septembre 1792, député des Hautes-Alpes à la Convention, le 4° sur 5, à la pluralité des voix (224 votants). Il proposa à la Convention des mesures pour empêcher l'exportation des grains et en assurer la libre circulation. Dans le procès du roi il vota avec les modérés, « pour la peine de détention pendant la guerre et le bannissement à la paix. » Il parla sur l'organisation de l'armée, réclama le décret d'accusation contre Marat, fit révoquer l'ordre de départ pour Saint-Domingue de la légion américaine, et adhéra aux protestations des Girondins contre le 31 mai. Décrété d'arrestation, il ne sortit de prison qu'après le 9 thermidor et fut rappelé à la Convention le 18 frimaire an III. Réélu, le 23 vendémiaire an IV, député des Hautes-Alpes au Conseil des Cinq-cents, à la pluralité des voix, il soutint la réaction dominante et quitta le Conseil en l'an VII. Serres fut nommé, le 14 vendémiaire an XII, conseiller de préfecture des Hautes-Alpes. Il occupa cette fonction jusqu'au 6 septembre 1814, et se rallia à la Restauration qui l'envoya, le 22 août 1814, sous-préfet à Gap. Destitué aux Cent-jours, il fut arrêté chez lui, dans la nuit du 10 au 11 avril 1815, par seize gendarmes; conduit à Mont-Dauphin, il fut remis en liberté le lendemain par le lieutenant de l'armée royale du Midi, et fut de nouveau arrêté le 5 juillet suivant, par ordre du préfet impérial, comme « extrêmement dangereux ». Le gouvernement royal le fit remettre en liberté le 17, et il fut nommé, le même jour, préfet provisoire des Hautes-Alpes. Appelé, le 20 janvier 1816, à la sous-préfecture d'Embrun, il remplit ces fonctions jusqu'au 11 septembre 1830, date à laquelle il fut remplacé. On lui accorda, le mois suivant, une pension de retraite de 1,190 francs.

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