Pierre, Antoine Durget

1745 - 1817

Informations générales
  • Né le 24 mars 1745 à Vesoul (Haute-Saône - France)
  • Décédé le 21 novembre 1817 à Vesoul (Haute-Saône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 12 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Amont (Type : Bailliage)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Vesoul (Haute-Saône) le 24 mars 1745, mort à Vesoul le 21 novembre 1817, il était fils d'un procureur au bailliage-présidial de Vesoul. Il étudia le droit, se fit recevoir avocat et exerça dans sa ville natale.

Le 12 avril 1789, il fut élu député du tiers aux Etats-Généraux par le bailliage de Vesoul. Durget fut dans l'Assemblée au nombre des rares députés du tiers qui se montrèrent exclusivement dévoués au roi. Le Moniteur mentionne son nom dans une affaire assez curieuse. Un sieur Baudry de la Richardière, habitant des Sables-d'Olonne, accusé d'avoir tenu, en achetant du tabac chez un marchand de cette ville, des propos injurieux et grossiers contre le général La Fayette et contre la cocarde nationale, fut mis en état d'arrestation par la garde nationale des Sables-d'Olonne. Le nom du prince de Lambesc et le rôle joué par cet officier général dans les premiers troubles de la capitale ayant été mêlés aux propos du sieur de la Richardière, l'affaire fit du bruit. L'Assemblée s'en occupa. Durget fut chargé de présenter le rapport, au nom du comité des recherches; il fit voter une démarche auprès du roi pour le supplier de faire élargir le sieur de la Richardière, « tout en émettant un vœu d'enquête relatif au rôle joué par le prince de Lambesc. » Au cours du débat soulevé par l'incident, le député Lofficial fit une déposition très importante, corroborant les déclarations juridiques de Besenval. Le samedi 7 août 1790, Durget demanda qu'on plaçât en bonne et sûre garde les députés accusés pour l'affaire du 6 octobre.

Après la session, il émigra en Allemagne. Il fit plusieurs campagnes dans le corps de Condé. Diverses missions lui furent confiées, après que « Monsieur » eut pris le titre de « régent du royaume ». Il rentra en 1814, et Louis XVIII lui accorda alors des lettres de noblesse, avec la devise : Deo et regi fides impavida. Créé à cette époque chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, il devint en 1815 chevalier de Malte. Il rentra à Vesoul avec la modeste pension de « chef de bataillon en retraite », et mourut peu après.


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