Jacques Ferrand

1746 - 1804

Informations générales
  • Né le 14 novembre 1746 à Ormoy (Haute-Saône - France)
  • Décédé le 30 novembre 1804 à Amance (Haute-Saône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 12 avril 1797 au 4 septembre 1797
Département
Haute-Saône
Groupe
Pichegru

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, né à Ormoy (Haute-Saône) le 14 novembre 1746, mort à Amance (Haute-Saône) le 30 novembre 1804, il était fils d'un vigneron.

À vingt ans, il entra dans le régiment royal-infanterie, et devint officier de recrutement, L'émigration des officiers nobles le fit parvenir au grade de colonel en 1791 ; en 1792, il se distingua au siège de Lille, fut nommé ensuite général de brigade, puis général de division. Il fit la campagne des Pays-Bas en l'an II, prit Mons sans coup férir, et fut nommé commandant de place à Bruxelles. Il demanda, en juillet 1795, à passer à l'armée du Rhin.

Pichegru, qui était son compatriote, l'envoya commander à Besançon. Là, le général Ferrand dénonça à l'administration départementale un complot royaliste qui avait pour but de soulever la Franche-Comté et de livrer Besançon au prince de Condé : à ce moment, le Directoire recevait la liste des prétendus conjurés, liste perdue par un agent royaliste, Tinseau, et sur laquelle figuraient le général Ferrand et les principales autorités. Destitué la 19 janvier 1796, Ferrand fut mis en prison avec les membres de l'administration. Leur innocence fut promptement reconnue, mais le général ne fut pas reintégré ; il écrivit au Directoire une lettre très vive. Carnot lui fit rendre son grade, et lui confia peu après le commandement d'une légion de vétérans de la Franche-Comté.

Il était maire d'Amance, lorsqu'il fut élu, le 23 germinal an V, par 170 voix sur 225 votants, député de la Haute-Saône au Conseil des Cinq-Cents.

Il vota constamment avec Pichegru, et, suspect de royalisme, vit son élection annulée au 18 fructidor. Il rentra alors dans la vie privée.


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