Antoine, Anne,Alexandre, Gabriel, Joseph, François de Mailly-Châteaurenaud

1742 - 1809

Informations générales
  • Né le 25 novembre 1742 à Vesoul (Haute-Saône - France)
  • Décédé le 12 juin 1809 à Franchevelle (Haute-Saône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 20 juin 1790 au 30 septembre 1791
Baillage
Aval - Lons-le-Saunier (Type : Bailliage)
Groupe
Noblesse
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Saône-et-Loire
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, membre de la Convention, député au Conseil des Anciens, né à Vesoul (Haute-Saône) le 25 novembre 1742, mort à Franchevelle (Haute-Saône) le 12 juin 1819 d'une ancienne famille française qui descend des comtes de Dijon, il fit ses études au collège d'Harcourt à Paris et son droit à Besançon, devint, à 20 ans, secrétaire de Voltaire à Ferney, puis avocat général à la cour des comptes à Dôle.

Il était, à l'époque de la Révolution, un des riches propriétaires de la Franche-Comté. Il adopta les idées nouvelles, et fut élu, le 16 avril 1789, député suppléant de la noblesse aux Etats-Généraux par le bailliage d'Aval. Président du cercle social de la Bouche de fer à Paris en 1790, il fut appelé à siéger, le 20 juin 1790, en remplacement du marquis de Lezay-Marnésia démissionnaire, et vota avec la majorité réformiste de la Constituante.

Président de l'administration de la Haute-Saône, puis administrateur (3 septembre 1791) de Saône-et-Loire, il fut envoyé a la Convention par ce dernier département, le 7 septembre 1792, le 9e sur 11. Il ne tarda pas à y prendre rang parmi les plus ardents républicains, et vota « la mort » dans le procès du roi.

Le 24 vendémiaire an IV, il passa, toujours comme député de Saône-et-Loire, au Conseil des Anciens, avec 239 voix (393 votants). Il fut secrétaire de cette assemblée, en sortit en septembre 1798, fut nommé, le 9 germinal an VIII, maire de Vesoul (Haute-Saône), et exerça, ces fonctions jusqu'à la première Restauration.

Une rue de Vesoul porte son nom. Il ne fut pas inquiété, en 1816, parce que, dit un rapport de police, « d'un âge très avancé, et presque en enfance», il n'avait rempli aucune fonction pendant les Cent jours. Il se retira alors dans sa terre de Franchevelle, où il mourut en 1819. De vingt et un enfants légitimes qu'il eut de deux mariages, sans compter un plus grand nombre d'enfants naturels, cinq de ses fils ainsi qu'un de ses gendres sont morts dans les rangs de l'armée française; le nom est éteint dans la ligne masculine.


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