Joseph Pémartin

1754 - 1842

Informations générales
  • Né le 19 janvier 1754 à Oloron (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 24 novembre 1842 à Oloron (Pyrénées-Atlantiques - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 21 janvier 1802 au 5 février 1802

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 10 juin 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Béarn (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 3 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 20 mars 1815
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Modérés
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Basses-Pyrénées

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, membre de la Convention, député aux Cinq-Cents, et au Corps législatif de l'an VIII à 1815, né à Oloron (Basses-Pyrénées) le 19 janvier 1754, mort à Oloron le 24 novembre 1842, « fils de Jean-Baptiste Pémartin, avocat, docteur ès-droits et jurat d'Oloron, et de demoiselle Jeanne-Marie Rodez », il se fit recevoir avocat.

Partisan des idées nouvelles, il fut élu (10 juin 1789) député du tiers aux états généraux par le Béarn. Il vota avec la majorité réformarice, et la commune de Pau le remercia de son zèle à défendre les intérêts de la province.

Le 5 septembre 1792, il fut envoyé à la Convention nationale par le département des Basses-Pyrénées, le 4e sur 6, par 281 voix (457 votants). Pémartin siégea parmi les modérés et, dans le procès du roi, lors du 3e appel nominal, se prononça en ces termes :
« Il est des devoirs que les nations civilisées ne peuvent reconnaître, même par leur propre puissance : législateur, je ne puis prendre qu'une mesure politique. Je vote pour la réclusion jusqu'à la paix et le bannissement ensuite. »

Il devint secrétaire de l'assemblée en l'an III, membre du comité de sûreté générale, provoqua la mise en jugement de Pache et de Bouchotte comme auteurs du 31 mai, fit un rapport contre les insurgés de germinal, et appuya toutes les mesures de réaction qui marquèrent la fin de la session.

Passé, le 21 vendémiaire an IV, au Conseil des Cinq-Cents, comme député des Basses-Pyrénées, avec 271 voix (284 votants) - il était élu aussi par sept autres départements -, il suivit la même ligne politique que précédemment, fit adopter un projet de résolution concernant les professeurs de la ci-devant université de Paris, obtint sa réélection le 26 germinal an VII, adhéra au coup d'Etat de brumaire, et fut choisi par le Sénat conservateur, le 4 nivôse an VIII, comme député des Basses-Pyrénées au nouveau Corps législatif.

Pémartin siégea dans l'assemblée impériale pendant toute la durée du règne, son mandat ayant été renouvelé le 4 fructidor an XII, puis le 10 août 1810.

Chevalier de la Légion d'honneur du 4 frimaire an XII, il fut fait chevalier de l'Empire le 1er avril 1809. La restauration le promut au grade d'officier de la Légion d'honneur le 9 janvier 1815.

Date de mise à jour: mai 2013


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