Victor, Charles, François Brémond

1880 - 1972

Informations générales
  • Né le 27 février 1880 à Toulon (Var - France)
  • Décédé le 24 avril 1972 à Toulon (Var - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Var
Groupe
Républicain socialiste et socialiste français
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Var
Groupe
Parti républicain socialiste

Biographies

Né le 27 février 1880 à Toulon (Var).
Décédé le 24 avril 1972 à Toulon.

Député du Var de 1924 à 1928 et de 1932 à 1936.

Admis au Lycée de Toulon, sa ville natale, qui le fait bénéficier d'une bourse de demi-pensionnaire, Victor Brémond y accomplit son cycle secondaire, et nanti de son baccalauréat ès lettres, s'inscrit à la Faculté de droit d'Aix-en-Provence. Sa licence obtenue, il prépare le doctorat et présente une thèse au titre prometteur : « Essai sur l'irresponsabilité parlementaire en France ».

Il retourne à Toulon, docteur en droit, avec l'intention de s'inscrire au barreau, mais il exerce d'abord les fonctions de secrétaire de la Chambre de commerce et celles de chargé du cours de droit maritime à l'Ecole d'hydrographie qui prépare au grade d'officier de la marine de commerce.

Il devient avocat stagiaire le 22 février 1911 et est inscrit au tableau le 2 mars 1914. Mais quelques mois plus tard, la guerre lui impose d'autres devoirs. Incorporé au 10e régiment d'artillerie à pied, il fait toute la campagne. Ballotté par les événements, il combat en divers points du front, et notamment à Verdun où s'affirme la résistance française et où modestement il prend sa part de gloire. Démobilisé, il reprend la toge jusqu'en 1924 où il délaissera la barre pour affronter la tribune.

C'est en effet le 11 mai 1924 qu'il est élu député du Var sur la liste de coalition qui a à sa tête Pierre Renaudel, où il occupe la deuxième place, et qui emporte tous les sièges. Il obtient personnellement 33.245 voix sur 58.147 votants.

Inscrit au groupe républicain socialiste et socialiste français, il entre à la Commission de la marine militaire, à celle des pensions et à celle de la législation civile et criminelle. Tout son effort tendra à l'amélioration du sort des populations maritimes qu'il représente. Au cours de la discussion du budget de la marine et de la loi de finances de l'exercice 1925, il soulève le problème des emplois réservés dans le personnel de la marine (1924, 1925) ; il intervient en outre sur la révision des pensions, sur les pensions des retraités de l'Etat (1925) ; sur les rapports entre bailleurs et locataires de locaux d'habitation, sur la mise en chantier d'unités de la deuxième tranche du programme naval, sur le budget de la marine des exercices 1926 et 1927, sur les baux à longue durée, sur la nationalité (1927) ; sur le budget de la marine de l'exercice 1928, sur la révision du code de justice militaire pour l'armée de terre (1928) etc. Dans le même temps, il dépose des propositions de loi et des rapports concernant le personnel civil et militaire de la marine.

Aux élections générales des 22 et 29 avril 1928 (retour au scrutin d'arrondissement), il se présente dans la première circonscription de Toulon, mais il échoue au deuxième tour de scrutin, n'obtenant que 5.716 voix contre 6.413 voix à M. Escartefigue qui emporte le siège. Mais il prend sa revanche à celles des 1er et 8 mai 1932 en battant à son tour M. Escartefigue, au deuxième tour de scrutin, par 7.292 voix contre 6.688. Il s'inscrit au groupe républicain socialiste et devient membre de la Commission de la marine militaire, de celle des pensions, de celle de l'hygiène, et de celle des affaires étrangères. Il est élu secrétaire de la Chambre en 1935 pour le rester jusqu'à la fin de la législature et participe à divers débats portant plus spécialement sur : la révision des indemnités des fonctionnaires, les pensions civiles et militaires, le budget de la marine militaire des exercices 1933, 1935 et 1936, tandis qu'il est chargé des rapports sur les compensations à accorder aux officiers maritimes en retraite d'office en 1921 et 1922.

Il subit un nouvel échec aux élections générales du 26 avril 1936 où il n'obtient, au premier tour de scrutin, que 2.819 voix. Il ne se représenta pas au second, et M. Escartefigue lui succède à nouveau. Ayant regagné Toulon, son activité s'est traduite en divers mandats : il a été conseiller municipal de sa ville, et maire de la Commune de Castellet.

Il est avocat honoraire et préside à l'heure actuelle avec beaucoup de jeunesse et d'entrain l'Association des anciens élèves du Lycée de Toulon, sous le couvert et avec l'aide de son conseil d'administration.

Il n'a jamais manqué, sa vie durant, de rendre un hommage à la fois discret et ému, à ses parents à qui il doit sa culture et sa réussite humaine.




Né le 27 février 1880 à Toulon (Var)

Décédé le 24 avril 1972 à Toulon (Var)

Député du Var de 1924 à 1928 et de 1932 à 1936

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome II, p. 755)

Après la Libération, Victor Brémond ne tente pas de retrouver un mandat national mais devient conseiller municipal de Toulon. Possédant une propriété au Castellet, il est sollicité par des habitants de cette commune pour conduire une liste aux élections municipales provoquées par un conflit entre le maire et la majorité du conseil. Il est élu maire du Castellet en 1949 et la confiance du corps électoral lui est renouvelée en 1953. Par ailleurs, Victor Brémond préside l'association des anciens élèves du lycée de Toulon.


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