François, Pascal Delattre

1749 - 1834

Informations générales
  • Né le 9 avril 1749 à Abbeville (Somme - France)
  • Décédé le 14 août 1834 à Abbeville (Somme - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Présidence(s)

Présidence de l'Assemblée nationale
du 21 février 1803 au 7 mars 1803

Mandat(s)

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 28 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Ponthieu - Abbeville - Amiens (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 avril 1799 au 26 décembre 1799
Département
Somme
Groupe
Majorité
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 4 juin 1814
Département
Somme
Groupe
Majorité
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Somme
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 11 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Somme

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, au Conseil des Cinq-Cents, au Corps législatif de l'an VIII à 1815, représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Abbeville (Somme) le 9 avril 1749, mort à Abbeville le 14 août 1834, il était le fils d'un négociant de cette ville et exerçait la profession de son père, quand le tiers état de la sénéchaussée de Ponthieu le choisit (28 mars 1789) comme député aux états généraux.

À l'Assemblée Constituante, Delattre éleva la voix pour demander que le commerce de l'Inde fût entièrement libre et pour flétrir la conduite des administrateurs de la compagnie, qui avaient déshonoré le pavillon qui leur était confié en devenant les agents du cabinet britannique. Le 9 février 1791, Delattre fit décréter que des vaisseaux iraient à la recherche du célèbre navigateur Lapérouse. Dans la séance du 7 mai, il fit, au nom de tous les comités réunis, un rapport dans lequel, après avoir établi la nécessité de prendre des mesures promptes pour calmer les inquiétudes des colonies sur les innovations dont les colons se croyaient menacés relativement à l'état politique des personnes, il proposa de convertir en article constitutionnel le principe, établi dans le préambule du décret du 12 octobre, de l'initiative exclusive des assemblées sur toutes les lois relatives à l'état des personnes, et d'ordonner une Assemblée générale des colonies, chargée de présenter les vœux sur cette partie de la constitution coloniale. Plusieurs membres ayant vivement combattu ce projet, l'Assemblée, après de longs débats, en ordonna l'impression et l'ajournement.

Après la session, Delattre retourna à Abbeville, et y reprit son négoce. Le 26 germinal an VII, il fut élu député de la Somme au Conseil des Cinq-Cents.

S'étant montré favorable au 18 brumaire, il fut désigné, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat conservateur pour représenter le même département au Corps législatif; ce mandat lui fut renouvelé le 4 mai 1811.

Le gouvernement consulaire, puis impérial, fit Delattre membre de la Légion d'honneur le 4 frimaire an XII, commandeur du même ordre le 25 prairial, préfet de Vaucluse le 13 thermidor an XIII, et, le 3 août 1810, chevalier de l'Empire.

Delattre adhéra d'abord à la déchéance de Napoléon, en 1814. Il accepta cependant, le 11 mai 1815, son élection comme représentant de l'arrondissement d'Abbeville à la Chambre des Cent-Jours, par 72 voix (110 votants, 180 inscrits), contre 19 voix à M. Choquard ; mais, à la nouvelle chute du gouvernement impérial, il se retira dans son pays natal, où il se tint, jusqu'à sa mort, éloigné des affaires publiques.

Louis XVIII lui donna, le 9 mars 1816, le titre de baron.


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