Michel de La Roche ou Delaroche

1775 - 1852

Informations générales
  • Né le 31 octobre 1775 à Genève (Suisse)
  • Décédé le 7 août 1852 à Ingouville (Seine-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 11 septembre 1819 au 9 mai 1823
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Gauche
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 1er octobre 1831 au 2 janvier 1834
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1819 à 1823 et de 1831 à 1834, né à Genève (Suisse) le 31 octobre 1775, mort à Ingouville (Seine-Inférieure) le 7 août 1852, d'une ancienne famille française, originaire du Morvan, et qui embrassa de bonne heure la cause de la réforme, compta plusieurs pasteurs parmi ses membres, et émigra en Suisse en 1734. Il était le fils aîné de Michel de La Roche et d'Anne de Monthion. Son père, médecin distingué à Genève, fut appelé à Paris, en 1782, comme médecin des gardes suisses, et s'y fit un nom honorable ; Michel fut envoyé, à 12 ans, dans un pensionnat dirigé par un Génevois, à Kensington, aux portes de Londres, et, à son retour à Paris (1790), fut placé dans une maison de banque.

Lié avec son cousin Jean-Baptiste Say, il était partisan des doctrines constitutionnelles anglaises, et, lorsque la Révolution obligea sa famille à quitter Paris, il se fixa à Londres, comme simple commis dans une maison de commerce.

En 1796, il accepta des propositions d'une maison de Riga, revint en France (1798) comme agent de cette maison, puis entra comme employé à la banque de M. Gautier, beau-frère de MM. de Lessert. Ceux-ci l'envoyèrent au Havre en 1802, après la paix d'Amiens, fonder une maison de commerce qui ne tarda pas à prospérer. La rupture de la paix d'Amiens et le blocus du port du Havre firent transférer l'établissement commercial à Nantes en 1804.

Revenu au Havre en 1814, de La Roche fit partie de la chambre et du tribunal de commerce dont il fut juge suppléant (1815), juge (1816) et président en 1828, 1836 et 1843. Membre du conseil général de la Seine-Inférieure de 1818 à 1832, il fut élu, le 11 septembre 1819, député du collège de département de la Seine-Inférieure, par 1,602 voix sur 2,473 votants et 4,812 inscrits, siégea à gauche dans l'opposition constitutionnelle, combattit (1820) une proposition de surtaxe sur les exportations par navires étrangers, fit adopter (1821) le principe de l'adjudication pour les travaux publics (à propos d'un projet d'emprunt pour des travaux au port de Dunkerque), l'obligation pour le ministre de rendre compte chaque année de l'état des travaux pour lesquels des crédits avaient été votés (1822), et insista sur la nécessité d'accorder dans les colonies une part aux colons dans l'administration locale.

Non réélu en 1824, grâce aux efforts de l'administration, il devint membre du conseil municipal du Havre en 1829, et maire l'année suivante.

Il rentra au parlement le 1er octobre 1831, élu dans le 5e collège de la Seine-Inférieure (le Havre) par 212 voix sur 373 votants et 531 inscrits, contre 115 à M. Ch. Bailleul, en remplacement de M. Duvergier de Hauranne, décédé. Dans cette législature, il parla sur le projet de loi donnant des encouragements à la pêche maritime, appuya la réduction du chiffre des primes, fit passer, dans la loi sur les céréales, un amendement abolissant la surtaxe sur les grains et farines importés lorsque le prix moyen du froment atteindrait un certain prix, et demanda le maintien de la protection pour les sucres coloniaux.

La mort de son associé, M. Bergerot, survenue en avril 1833, ayant rendu sa présence nécessaire au Havre, il donna sa démission de député (2 janvier 1834). Là, il contribua à l'etablissement des correspondances transatlantiques, à la création des caisses d'épargne, fut membre de la commission charitable des prisons, du bureau d'administration du collège, du consistoire protestant, et abandonna sa maison de commerce à son fils en 1845.

Il vécut dès lors dans la retraite, et fut atteint, en 1847, d'une paralysie qui le conduisit lentement au tombeau.

Chevalier de la Légion d'honneur (1831).

Date de mise à jour : juillet 2015

Retour haut de page