Henri, Charles Lebègue de Germiny

1778 - 1843

Informations générales
  • Né le 26 juillet 1778 à Motteville (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 17 mars 1843 à Orsay (Essonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Seine-Inférieure
Groupe
Minorité gouvernementale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1816 et pair de France, né à Motteville (Seine-Inférieure) le 26 juillet 1778, mort à Orsay (Seine-et-Oise) le 17 mars 1843, « fils de haut et puissant seigneur Antoine-Raoul-Gabriel comte Lebègue de Germiny, capitaine de dragons au colonel-général pour le service de France, et de haute et puissante dame Amable-Julie Guéroult de Pouymartin, son épouse, » il appartenait à une famille de noblesse lorraine.

Il fut pendant dix années membre du Conseil d'arrondissement d'Yvetot, puis administrateur des hospices civils de Rouen. En juin 1815, il commandait la 9e légion de la garde nationale, celle de la Seine-Inférieure.

Ce département l'élut député, le 22 août de la même année, par 118 voix (186 votants, 248 inscrits). M. de Germiny fit partie, dans la Chambre « introuvable », de la minorité ministérielle. Membre de la commission chargée d'examiner la loi dite « d'amnistie », il déclara qu'une loi d'amnistie étant une mesure de salut public, on ne devait point en étendre les exceptions, ni augmenter la peine prononcée contre quelques hommes égarés, et il ajouta : « La Chambre ne peut juger les causes d'exception et en présenter d'autres quand le roi veut pardonner. » A propos de la loi du 9 novembre sur les écrits et cris séditieux, il s'exprima ainsi : « Qui sont ceux que la loi peut et doit vouloir atteindre ? ceux qui abusent de la crédulité des citoyens paisibles pour leur faire envisager la représentation nationale comme une faction... »

Le 14 septembre 1816, il fut nommé préfet du Lot et passa à la préfecture de l'Oise le 5 février 1817. Il fut élevé à la pairie le 5 mars 1819. A la Chambre haute, il soutint le gouvernement de la Restauration, mais vota avec les royalistes modérés. Après la révolution de 1830, il prêta serment à Louis-Philippe et continua de siéger à la Chambre des pairs jusqu'à sa mort (1843). Officier de la Légion d'honneur.



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