Jean, Anthelme Brillat-Savarin

1755 - 1826

Informations générales
  • Né le 2 avril 1755 à Belley (Ain - France)
  • Décédé le 1er février 1826 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 27 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Bugey-en-Valromey (Type : Province)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député aux Etats-Généraux de 1789, né à Belley (Ain), le 2 avril 1755, mort à Paris, le 1er février 1826, il était avocat à Belley avant 1789.

Le bailliage de Bugey et Valromey l'élut député du tiers aux Etats-Généraux, le 27 mars 1789. Il siégea parmi les modérés, combattit l'institution du jury, et l'abolition de la peine de mort.

Le 16 mars 1791, il avait été élu suppléant au tribunal criminel de l'Ain, et, de retour à Belley après la session, il fut nommé, au début de 1793, président au tribunal civil de l'Ain, et, quelques mois après, maire de Belley. En cette qualité, il avait été appelé à présider les réunions fédéralistes de sa commune; menacé par le représentant en mission, Gouly, d'être envoyé devant le tribunal révolutionnaire (décembre 1793), il se retira en Suisse, puis à New York (1794) où il se créa des ressources en donnant des leçons de langue française et en tenant le premier violon dans un petit théâtre. La chute de Robespierre lui permit de rentrer en France.

Il fut, sous le Directoire, secrétaire du général Augereau, « que son détestable estomac, a-t-il dit depuis, rendait brutal tant que durait la digestion »; il eut un moment le titre de secrétaire de l'état-major général des armées de la République en Allemagne. Il obtint, en l'an VI, les fonctions de commissaire près le tribunal criminel de Versailles, puis, le 11 germinal an VIII, celles de juge au Tribunal de cassation.

Il renonça complètement à la politique pour ne plus s'occuper que des devoirs de sa charge, et surtout de l'ouvrage qui a fait sa gloire: la Physiologie du goût (1825), code de l'épicuréisme gastronomique aimable et pratique, modèle en même temps de style élégant et pur, oeuvre digne enfin de celui qu'on a justement appelé « le grand-prêtre de la gourmandise ».

Brillat-Savarin mourut en 1826, conseiller à la Cour de cassation, ayant accepté tous les régimes, sans qu'aucune révolution, comme on l'a dit, ait pu troubler ses digestions. Membre de la Légion d'honneur du 25 prairial an XII.

Il avait publié, avant la Physiologie: Vues et projets d'économie (1802), des fragments d'une Théorie judiciaire (1808), un Essai historique et critique sur le duel (1819), et un Mémoire sur l'archéologie du département de l'Ain (1820).


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