Gabriel de Cussy

1739 - 1793

Informations générales
  • Né le 13 août 1739 à Caen (Calvados - France)
  • Décédé le 15 novembre 1793 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 25 mars 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Caen (Type : Bailliage)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 8 septembre 1792 au 15 novembre 1793
Département
Calvados
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, et membre de la Convention, né à Caen (Calvados), le 13 août 1739, exécuté à Paris le 15 novembre 1793, il avait été directeur de la monnaie à Caen.

Député du tiers aux Etats-Généraux, le 25 mars 1789, pour le bailliage de Caen, il adopta modérément les idées de la Révolution, et se fit dans l'Assemblée constituante une spécialité des questions monétaires. Le 29 août 1790, il exposa les inconvénients qu'il y aurait à affaiblir le titre et le poids des petites monnaies d'argent et des monnaies de billon, et réclama et obtint la formation d'un « comité des monnaies » chargé spécialement de « s'occuper de tout ce qui a rapport au titre, au poids des monnaies et à la proportion qui doit être établie entre leurs valeurs respectives. » Le 4 septembre, il présenta à l'Assemblée « le brave Cabieu », sergent des milices garde-côtes de la compagnie d'Ouistreham, en Normandie, qui s'était distingué dans l'accomplissement de son devoir. Puis il intervint à nouveau dans les débats que soulevèrent la législation des monnaies, la fabrication d'une nouvelle monnaie d'argent, la création des petits assignats, etc. Le 20 juin 1791, il rendit compte, au nom du comité des monnaies, des expériences faites pour rendre le métal des cloches propre à fabriquer de la monnaie de billon.

Cussy élu, le 8 septembre 1792, par le département du Calvados, membre de la Convention, le 11e sur 13, par 306 voix (580 votants), siégea parmi les modérés, vota, dans le procès du roi, « pour la réclusion et le bannissement », soutint la politique des Girondins, et fut déclaré traître à la patrie et mis hors la loi à la suite de l'arrestation de ces derniers (31 mai 1793). Ses biens furent confisqués au profit de la République, et lui-même, arrêté à Bordeaux, fut ramené à Paris, condamné à mort et exécuté.


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