Adrien, Pierre, Barthélémy Cochelet

1753 - 1804

Informations générales
  • Né le 29 juin 1753 à Charleville (Ardennes - France)
  • Décédé le 16 août 1804 à Luxembourg (Luxembourg)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 19 janvier 1790 au 30 septembre 1791
Baillage
Arches et Charleville (Type : Principauté)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée constituante de 1789, né à Charleville (Ardennes), le 29 juin 1753, mort à Epioiex (Luxembourg), le 16 août 1804, il descendait d'Anastase Cochelet, docteur de Sorbonne (1551-1624), qui fut prieur du couvent de Saint-Jacques à Paris, et prêcha pour les Seize contre le parti du roi de Navarre.

Adrien-Pierre-Barthélemy Cochelet était membre du tribunal de Charleville quand il fut élu député du tiers aux Etats-Généraux de 1789 par cette principauté. Il siégea parmi les réformateurs, et prit part à plusieurs débats sur l'ordre judiciaire. Le 5 mars 1791, il émit son avis sur une demande d'extradition de deux ou trois particuliers formulée par l'Autriche. Le 16 juillet de la même année, il donna communication à l'Assemblée d'un certain nombre de délibérations du directoire du département des Ardennes.

Après la session, Cochelet fit hommage à l'Assemblée législative le 1er avril 1792, d'un faisceau d'armes. Il était alors à la tête d'une manufacture de fusils ; il accompagna son offrande d'une lettre où il disait : « Je vous offre ce faisceau de fusils... Daignez les faire déposer dans les archives de la nation pour que dans le dépôt des lois qui assurent au peuple égalité, propriété et liberté, il existe un monument du droit imprescriptible qu'il a de veiller à sa sûreté, de résister à l'oppression; pour qu'il se rappelle sans cesse que ce n'est que par les armes qui lui ont recouvré ses droits qu'il peut les conserver; pour qu'il n'oublie jamais qu'armé par la nature et par la loi, il doit n'employer ses armes que pour défendre les droits de l'humanité et faire exécuter les lois. »

Plus tard, Cochelet fut investi des fonctions de commissaire ordonnateur de l'armée en Belgique. En cette qualité, il écrivit de Liège, 7 février 1793, à la Convention pour dénoncer les « friponneries » de plusieurs fournisseurs, et pour annoncer que la réunion de presque tout le pays de Liège était sur le point de s'effectuer. «Bientôt, disait-il, ce pays formera un 85e département. » En mars, il parut lui-même à la barre de l'Assemblée, lui fit part des succès des armées républicaines en Belgique, et en même temps présenta sa justification : il se plaignit d'avoir été suspendu de ses fonctions, puis destitué par les représentants en mission parce qu'il avait délivré des ordonnances pour de trop fortes sommes. « Je l'ai fait, citoyens, dit-il, parce que l'armée manquait de fourrages, et que j'en étais responsable... Représentants, si j'ai manqué à mon devoir, c'est par trop de zèle; je n'ai fait de faute que parce que j'ai voulu servir la chose publique avec trop d'ardeur. » Cochelet fut admis aux honneurs de la séance, et sa pétition renvoyée au comité de défense générale.


Retour haut de page